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L'étude, intitulée « La délinquance financière en Allemagne - Uniquement le problème des autres ? » et publiée en partenariat avec le cabinet d'audit Ernst & Young à Francfort, se base sur un sondage d'opinion réalisé auprès des cadres supérieurs de 203 entreprises représentatives des 2,000 entreprises les plus importantes ayant leurs sièges en Allemagne. Chacun s'accorde pour dénoncer le coût de la criminalité économique, coût que les entreprises établies en Allemagne évaluent à plus de 8 milliards d'euros pour la seule année 2002. Mais en dépit du large préjudice financier, les moyens préventifs susceptibles de combattre efficacement la lutte contre la délinquance financière restent encore pour la plupart des cas lettre morte. Klaus Fischer regrette ainsi que seule une entreprise sur huit ait mis en place un numéro vert interne permettant de recueillir des indices sous couvert d'anonymat. La sensibilisation des salariés au problème est tout aussi délaissée : pas même une entreprise sur quatre offre une formation ciblée sur la question. A la mauvaise volonté des entreprises s'ajoute à un cadre législatif défavorable aux salariés. Au contraire du Royaume-Uni, l'Allemagne ne dispose en effet d'aucune législation offrant une protection légale aux « Whistleblowers, » ces salariés qui alertent la direction ou les autorités gouvernementales sur des infractions commises dans l'entreprise. Et une telle disposition n'est pas encore à l'ordre du jour outre-Rhin.
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