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![]() Entreprises \Ressources humaines \Droits de l'hommeJO : RSF investit les assemblées générales des sponsorsL'association Reporters sans Frontières est devenu actionnaire de Coca-Cola, Adidas, Swatch et McDonald's. Objectif : interpeller, lors des assemblées générales, les sponsors des JO sur le respect des valeurs prônées par la Charte olympique. Une première intervention a eu lieu aux Etats-Unis lors de l'AG de Coca-Cola, qui sponsorise également le relais mondial de la torche olympique.
Nouvelle stratégie pour Reporters sans frontières : l'interpellation des entreprises dans les assemblées générales d'actionnaires. Depuis février, RSF s'est constitué un portefeuille d'actions dans quatre multinationales sponsors des JO : Coca-Cola, Adidas, Swatch et McDonald's. " En devant actionnaire de Coca-Cola, nous voulons sensibiliser les actionnaires, les dirigeants et les consommateurs de l'un des principaux sponsors olympiques, aux problèmes des libertés en Chine et au Tibet "indique RSF. "Coca-Cola et les autres entreprises qui financent les Jeux Olympiques ont en effet un rôle à jouer pour faire respecter la Charte olympique, dont ils sont signataires ". Une représentante de Reporters sans frontières est donc intervenue lors de l'assemblée annuelle des actionnaires de Coca-Cola, le 16 avril à Wilmington dans l'Etat du Delaware (Etats-Unis). Des membres de l'organisation étaient également présents à l'extérieur de l'AG, aux côtés de militants d'Amnesty International, pour sensibiliser les participants à la situation de la liberté d'expression en Chine, à quatre mois du début des JO. Par ailleurs, RSF propose à toutes les entreprises sponsors de signer une Déclaration dans laquelle ils s'engagent à manifester clairement leur "attachement aux droits de l'homme". " C'est la première fois que nous adoptons cette stratégie, explique Vincent Brossel , chargé de la région Asie au sein de l'association. "Le but est de mettre en évidence la responsabilité de ces entreprises dans la promotion des valeurs olympiques et de les interpeller sur le risque d'image qui pèse sur leurs marques ". Lucie Morillon, représentante de RSF aux Etats-Unis, a ainsi demandé aux responsables de Coca-Cola de préciser la politique de l'entreprise en Chine. "Ne pensez-vous pas que la répression en Chine et au Tibet risque de nuire à la valeur de l'action Coca-Cola et à l'image de la marque dans le monde ?", a demandé la représentante, qui avait droit à 2 minutes de parole. "Si vous ne faites rien en faveur des libertés, Reporters sans frontières considérera la possibilité de demander aux consommateurs de se mobiliser", a-t-elle ajouté. Citant la Déclaration de responsabilité des sponsors olympiques élaborée par Reporters sans frontières, elle a demandé aux dirigeants de la multinationale de s'exprimer publiquement sur les violations de la liberté d'expression commises par la Chine. MSN soutient les JO
MSN Chine, version chinoise du portail de Microsoft, a lancé à son tour une campagne nationaliste en incitant les internautes chinois à mettre un coeur rouge suivi de "China" devant leur pseudonyme pour exprimer leur soutien aux jeux. En page d'accueil de son site chinois (http://cn.msn.com), MSN appelle "les Chinois du monde à inscrire des coeurs rouges pour exprimer leur amour de la Chine et soutenir les jeux Olympiques de Pékin". Le 16 avril, plus de deux millions de personnes ont suivi l'opération. Le représentant d'Amnesty, qui disposait aussi de 2 minutes pour s'exprimer, a également demandé la " création d'une commission spéciale au sein de Coca Cola pour examiner les violations en matière de droits de l'Homme ". Neville Isdell lui a répondu qu'une telle commission ne "créerait rien et serait redondante" avec une commission existante au sein du groupe. En réponse aux ONG, le PDG de Coca a affirmé que le parcours de la flamme olympique à travers le monde devait se poursuivre, et a confirmé son engagement de sponsor de l'événement. "Je ne pense pas qu'arrêter le relais de la torche sera, à long terme, la bonne chose à faire", a-t-il déclaré. "Cela représente l'ouverture. Cela représente l'espoir". Au sujet du boycott de la cérémonie d'ouverture, le directeur de Coca-Cola Peter V. Ueberroth, qui est également un ancien responsable du Comité olympique des Etats-Unis, a répondu qu'il espérait que "tout chef d'Etat qui ne se rendra pas (à Pékin) donnera son ticket aux parents d'un athlète en compétition pour qu'il puisse se rendre aux jeux". RSF entend bien poursuivre cet activisme actionnarial et indique " entamer une campagne internationale qui commence par Coca Cola (...) Nous allons aussi nous rendre aux assemblées d'actionnaires de McDonald's, Adidas et d'autres sponsors", a prévenu Lucie Morillon.
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