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En mars 2002, une vingtaine de femmes de ménages avaient entamé un mouvement de grève pour dénoncer les pratiques sociales de leur employeur, l'entreprise Arcade, et exiger des conditions d'emploi égales à celles pratiquées dans les hôtels du groupe Accor, dont Arcade est le sous-traitant. Au premier rang de leurs revendications : les différences de cadences. Les femmes de ménage d'Arcade doivent nettoyer de 4 à 5 chambres par heure dans des hôtels 2 ou 3 étoiles alors que celles employées par Accor ne doivent en nettoyer que 2, 5. la direction a refusé, en affirmant que cette demande conduirait mécaniquement à une augmentation de 40 % des coûts et remettrait en cause toute l'économie du secteur. Rémunérées au nombre de chambres nettoyées et non pas à l'heure, leurs cadences de travail étaient non seulement élevées (entre 15 et 20 chambres par jour), mais en outre, le mode de rémunération ne respectait pas le Smic horaire... Le conflit s'est envenimé quand Arcade a licencié huit grévistes, notamment pour "entrave au droit du travail". Le représentant du syndicat Sud, Christian Chedouba, avait affirmé à l'époque que le personnel - en majorité des femmes africaines, "sans instruction, corvéables à merci, cassées physiquement" - subissait de "fortes pressions", ayant réduit l'effectif d'une cinquantaine de grévistes à une vingtaine après quelques mois. Pourtant, soutenues par un collectif de syndicats et d'associations, les " employées grévistes " ont tenu bon, contrairement à ce qu'espérait la direction d'Arcade, qui tablait sur l'enlisement du conflit. Fin février 2003, elles ont signé un protocole d'Accord avec la direction, portant sur un mode de rémunération à l'heure et des cadences diminuées. Les 21 femmes de ménage ont repris leur travail mardi 4 mars.
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