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Mangue, goyave, kiwi, prune de Cythère, tamarin, framboise, cerise ou mandarine, de 60 parfums composent la gamme des nectars et jus de fruits Caraïbos. Avec dix millions d'euros de chiffre d'affaires, 13 salariés et 5 millions de litres de jus de fruit vendus par an, Caraïbos est une PME qui, en 30 ans, a bâti son succès sur la qualité de produits haut de gamme et originaux. L'entreprise a décidé, il y a deux ans, de se lancer dans le commerce équitable. "Pour tester ce marché nous avons choisi de lancer un jus d'orange équitable qui s'est ajouté aux deux existant, l'un étant un pur jus, l'autre un jus élaboré à base de concentré. Le jus d'orange n'étant pas notre produit phare, nous pensions que c'était le bon moyen de tester ce type de produit auprès du grand public" explique Caroline Lavoux en charge du commerce équitable au sein de la direction commerciale de Caraïbos.
Améliorer la visibilité du commerce équitable
Chaque année est organisée en France la quinzaine du commerce équitable. Elle permet, à travers de très nombreuses manifestations, de faire mieux connaitre le concept. La 5eme édition aura lieu du 30 avril au 15 mai prochain. Première consécration médiatique : le commerce équitable et l'économie solidaire ont désormais, grâce à la TNT, une émission de télévision : Nord Sud. Diffusée sur « direct8 », du lundi au vendredi de 10H30 à 11H, cette émission lance un appel à la participation aux acteurs du commerce équitable. L'émission ne vend pas de produits et ne fait pas d'appel au dons mais a pour ambition de mieux faire connaître la diversité du commerce équitable à travers ses produits ou services et ses acteurs (Agro, Artisanat, Tourisme, Textiles, Finances, etc).
Une "fiche de participation" est disponible sur le site de son producteur. Pour y accéder, cliquer ici
Misant sur la qualité de produits de très grande qualité, souvent rares, Caraïbos a l'habitude de commercer avec de petits producteurs et a acquis une longue expérience de travail avec les pays du Sud. Pour cette entreprise, le commerce équitable est une évidence, mais qui reste difficile à mettre en œuvre. Caroline Lavoux précise : "C'est, pour nous, une démarche qui s'inscrit dans la continuité d'un produit 'plaisir et haut de gamme'. La mangue, la goyave, les fruits de la passion et le cocktail sans alcool "Pina Colada", mélange de noix de coco et d'ananas, sont les piliers de notre gamme. Notre idée de départ était de labelliser ces quatre piliers." Mais, à ce jour, il existe peu de coopératives productrices de fruits exotiques. C'est pourquoi Caraïbos réfléchit aux moyens soit de faire labelliser ses propres producteurs soit de trouver, parmi les coopératives, déjà labellisées par Max Havelaar celles qui peuvent répondre à ses besoins.La démarche est d'autant plus difficile à mettre en oeuvre que l'expérience du jus d'orange n'est pas totalement convaincante. "En termes marketing, j'aimerais beaucoup que l'apposition du label "commerce équitable" fasse la différence, mais ce n'est pas le cas. Le consommateur n'est pas forcément conscient de la réalité du petit producteur de jus de fruit d'un village d'un pays du Sud. Chaque fois que nous avons choisi de mettre en avant notre jus d'orange équitable, cela n'a pas eu d'impact sur nos ventes," explique Caroline Lavoux. Pour cette entreprise dont la moitié du chiffre d'affaires se fait avec le secteur de la restauration et de l'hôtellerie, la satisfaction du client passe avant tout par la qualité. Caroline Lavoux explique même "Nous avons déjà vendu du jus d'orange équitable sans que notre client s'en aperçoive." C'est une bonne chose pour elle puisque "Nous ne sommes pas dans une optique de "vendre" l'équitable. Nous poussons que n'importe quel produit devrait l'être." Pour financer la certification et faire la promotion du commerce équitable, l'association Max Havelaar fait payer une redevance aux distributeurs. Cette redevance qui doit être de 250 euros minimum par trimestre, est calculée par kilos ou litres de produits vendus portant le label. Ce "sur-coût" ne pose pas de problème à Caraïbos. Volontaire, Caroline Lavoux, conclut : "Cela fait bientôt 30 ans que nous faisons du produit exotique de qualité et nous n'avons jamais fait de politique de "bas prix". Cela ne poserait pas de problème de payer la redevance si tous nos produits étaient labellisés Max Havelaar. Notre objectif c'est le tout équitable."
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