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D’après un sondage BVA réalisé pour le ministère du Tourisme, 12% des Français qui partent en vacances cet hiver ont l’intention d’aller à la montagne et l’industrie du matériel de sports d’hiver continue de représenter la part la plus importante du secteur. Ainsi, l’an dernier, selon la Fédération Française des Industries du Sport et des Loisirs, le matériel hiver (skis, fixations, raquettes neige…) a représenté plus de la moitié de la production nationale de matériel de sport. Or, si le bois est parfois encore utilisé, mousse polyuréthane, acier, aluminium, titane, fibres de verre, de carbone ou kevlar, et autres
"Respect"
Tel est le nom du programme initié par Rossignol auprès du public autour des valeurs d'écologie, de solidarité et de sécurité. Un programme qui s'installe en station en soutenant matériellement et financièrement différents partenaires pour différentes actions. Ainsi avec l'association Mountain-riders ( http://www.mountain-riders.org/) , Rossignol a créé un cendrier de poche pour que les pistes ne se transforment pas en cendrier le printemps venu.
polymères sont les principaux matériaux d’une planche de ski ou de snowboard sans oublier les mousses, plastiques et métaux entrant dans la fabrication des chaussures, des bâtons et des fixations. Bref, tout un équipement qui fait la joie des sportifs amoureux de la montagne. Mais que devient le matériel de ski une fois hors d’usage ? Pas de filière spécifique de recyclage A ce jour, il n’existe pas de filière de recyclage spécifique ce à quoi les fabricants sont sensibles. " C’est une question que nous nous posons depuis longtemps. La difficulté, c’est que nous sommes très en amont de la chaîne. " explique Yves Barnoud, secrétaire général du groupe Rossignol. En effet, une filière de recyclage efficace suppose avant tout un processus de récupération du matériel dans lequel distributeurs et loueurs de matériel de ski, collectivités locales et consommateur seraient les parties prenantes. Or, "ce dernier ne semble pas encore conscient de l’impact environnemental de son matériel usagé qui se retrouve malheureusement aux objets encombrants." A défaut de pouvoir intervenir dans le cadre d’une filière spécifique de recyclage, le groupe Rossignol, qui comprend aussi les marques Dynastar et Look, prend en charge l’incinération de ses propres rebuts et en convertit déjà une partie à destination du chauffage urbain. Réduire l’impact du produit et de sa fabrication Pour essayer de résoudre le paradoxe d’une société consumériste où les adeptes du sport en pleine nature provoquent des pollutions environnementales, les fabricants d'articles de sport d'hiver, conscients de leur responsabilité, ont engagé plusieurs réflexions et actions à ce sujet. Par exemple, l’usine Salomon à Rumilly travaille en partenariat avec l’ADEME non seulement pour réduire l’impact environnemental de ses produits mais aussi celui de l’entreprise. Parmi les objectifs visés, on notera la volonté de diminuer l’utilisation du PVC jusqu’à parvenir à fabriquer des articles sans ou encore celle de diminuer les rejets de COV (Composants organiques volatils) pour améliorer l’impact environnemental de la fabrication et du produit. A cela s’ajoute à une démarche globale de réduction de la consommation énergétique ou de tri des déchets de l’entreprise. Même démarche chez Rossignol, où on lutte aussi contre les COV en utilisant des laques hydrodiluables. L'entreprise souhaite aller plus loin en optimisant les méthodes d’industrialisation et la "recyclabilité" des produits grâce notamment à des choix de technologies propres dès la conception. Une démarche qui se traduit par un travail d’éco-conception. "Nous avons été amenés à réfléchir sur chacun des composants du ski et à remettre en cause soit le composant lui-même soit la quantité utilisée. Par exemple nous travaillons sur la réduction de l’épaisseur de certains matériaux comme les plastiques," précise Yves Barnoud. Afin de perfectionner cette démarche, le groupe a mis en place un outil de Gestion de Cycle de Vie du Produit et réutilise des matières plastiques issues de semelles de skis. En attendant de réussir à fabriquer un ski totalement propre, Salomon et Rossignol, principaux fabricants français de matériel de sport d'hiver, poursuivent leur effort de management environnemental notamment en sensibilisant leurs salariés à la question et publient depuis plusieurs années un rapport de Développement Durable. Rossignol a obtenu la certification ISO 14 001 pour le site de Saint-Etienne de Crossey en Isère et comme l'annonce Yves Barnoud : " Nous avons la volonté d’étendre la certification ISO 14001 à l’ensemble de nos sites."
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