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Greenpeace Entreprises \Pratiques commerciales \ProduitsProduits chimiques : ONG et industriels parviennent à un compromisPollutions domestiques ?
50 foyers français volontaires ont reçu des militants de Greenpeace munis d'un simple aspirateur, afin de collecter et d'analyser les poussières présentes dans leurs logements. Cette opération fait suite à une collecte déjà effectuée en Hollande et au Royaume-Uni et actuellement en cours en Espagne.5 familles de substances chimiques ont l'objet d'une recherche spécifique : alkylphénols, retardateurs de flamme bromés, esters de phtalate, composés organoétains, paraffines chlorées contenus dans les plastiques, les textiles, les détergents, les circuits électroniques et les cosmétiques. Ces toxiques sont en effet susceptibles de provoquer des maladies aussi graves que des cancers ou des atteintes au système immunitaire. Les résultats de ces prélèvements analysés dans un laboratoire de Greenpeace et dans plusieurs autres laboratoires européens " illustrent clairement la contamination généralisée de nos logements par des additifs toxiques et persistants provenant de biens de consommation courants, indique Yannick Vicaire, responsable de cette campagne. Les modes d'exposition sont multiples -directe ou via l'alimentation- et les effets sur la santé peuvent être dangereux quelle que soit la dose, car la plupart de ces polluants ont des effets cumulatifs, dans l'organisme ou dans l'environnement " Les ONG satisfaites Ce sont, bien évidemment, les coûts induits par ces évaluations, qui ont motivé l'intensité du lobbying industriel. En France, l'Union de l'industrie chimique (UIC) a estimé que le système " Reach " engendrerait une perte de 29 à 54 milliards d'euros et 360 000 emplois directs et indirects. Après une bataille de chiffres et de statistiques, la Commission a revu son texte et réduit considérablement le coût de ces tests, qui passe de 12 milliards à 2,3 milliards d'euros sur une période de onze ans. Cette réduction est due aux concessions faites par Bruxelles, qui a finalement exclu les polymères synthétiques (entrant dans la fabrication des matières plastiques, des fibres, des adhésifs, des peintures) des substances soumises aux tests. Par ailleurs, les produits fabriqués ou importés en quantité inférieure à 10 tonnes par an ont également été exclus de ces tests. Malgré ces concessions, les Amis de la terre et Greenpeace ONG estiment, dans un communiqué commun, que " Reach constitue la réforme la plus importante entamée par l'UE en matière de santé et de protection de l'environnement ". De son côté, le WWF se déclare " content que le texte de la Commission soit enfin publié. Même avec les lacunes qu'il comporte, ce texte constitue un vrai progrès au niveau des risques encourus par les hommes et les animaux". Il est vrai que les ONG ont réussi, malgré des équipes de lobbystes et des moyens très réduits par rapport à ceux des entreprises, à faire exister une réforme que les industriels ne voulaient même pas envisager il y a à peine un an.
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