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![]() Entreprises \Pratiques commerciales \ProduitsLe petit éolien séduira t-il les Français ?L'Hexagone compte aujourd'hui peu de petites éoliennes domestiques. Le marché serait donc prometteur et le paysage français pourrrait évoluer rapidement, si cette source d'énergie renouvelable gagne les foyers européens, inspirés par le développement américain de cette technologie.
Le secteur du petit éolien a-t-il un avenir prometteur ? Loïc Pequignot, dirigeant de Windeo, opérateur qui vient de se lancer sur ce marché encore frémissant, en est convaincu. Destinées à une utilisation domestique ou d'appoint pour les entreprises, ces éoliennes produisent jusqu'à 36 kW, et mesurent moins de 35 m de haut. Les particuliers trouveront plus d'avantage au « mini-éolien », d'une puissance de quelques kilowatts, et de moins de 12 m, qui ne suppose pas la délivrance d'un permis de construire. Dans ce cas, ils disposeront plutôt d'un équipement dédié à leur consommation, car la revente de l'électricité d'origine éolienne n'est pas, pour l'instant, financièrement intéressante. Rentabilité financière inférieureau solaire photovoltaïque Miser sur le petit éolien pour diversifier ses revenus n’est pas vraiment possible. La rentabilité des installations domestiques est relativement faible, surtout au regard de celle du photovoltaïque. En effet, l’obligation de rachat par EDF de l’électricité d’origine solaire s’applique sur tout le territoire français, au tarif de 0,32 €/kWh minimum. Côté éolien, la donne est bien différente. Depuis juillet 2007, seules les zones de développement éolien peuvent bénéficier du rachat obligatoire…à 0,08 €/kWh. Ce tarif offre un retour sur investissement généralement au bout de vingt ans, échéance qui correspond à la durée de vie moyenne des éoliennes. Pourtant, d'après un sondage IFOP, réalisé pour le compte de Windeo, 59% des acheteurs français potentiels sont d'abord motivés par la réduction de leur facture énergétique. La demande en petit éolien pourrait aussi venir des agriculteurs et industriels, qui voient dans cette démarche une possibilité de de "verdissement" leur image. En France, on compte aujourd'hui à peine 650 petites éoliennes. Pour Loïc Pequignot, l'objectif est clairement de reproduire le succès américain. « Les États-Unis sont les pionniers sur ce marché. En 2OO8, ils ont connu une croissance record de 78%, et prévoient 30% de croissance annuelle jusqu'en 2013. Nous souhaitons reproduire le même schéma en Europe, en commençant par la France, puis le Bénélux. Nous avons recensés 300 000 emplacements potentiels pour accueillir une petite éolienne. » Windéo propose donc aux particuliers, entreprises et collectivités locales une approche « clé en main », partant de l'étude de faisabilité, en passant par l'installation, la maintenance, et surtout, la garantie de rachat du surplus d'électricité par des opérateurs énergétiques, au tarif d'EDF (0,11 centimes d'euros), partout en France. « Nous garantissons ainsi un retour sur investissement de 8 ans, pour un équipement de deuxième génération, dont la durée de vie est de 30 ans. » Le dirigeant de Windéo explique que l'éolien et le solaire ne sont pas concurrents puisque leurs cycles de production sont différents. Il se dit confiant sur le développement de systèmes hybrides complémentaires chez les particuliers. Il espère que le cadre fiscal et règlementaire applicable au petit éolien évolue, et « idéalement, s'aligne sur celui du photovoltaïque ».
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