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![]() Otto, numéro un de la VPC allemande
Entreprises \Pratiques commerciales \ProduitsLe coton biologique sur la scène de la grande distribution européenne« Purewear », ainsi s'appelle la collection tirée du coton biologique confectionnée par Otto, numéro un de la VPC en Allemagne. Un coton cultivé et travaillé selon des normes écologiques et sociales contrôlées par un organisme indépendant. La culture du coton biologique allie écologie et commerce équitable. En effet, en l'absence d'utilisation de pesticides, les revenus vont directement aux agriculteurs plutôt que de servir à payer les produits chimiques; leur assurant un revenu supérieur grâce à de moindres coûts. Mais le coton biologique n'a pas encore rencontré l'engouement des consommateurs. Mal connu, mal aimé, ou les deux à la fois ? Otto a voulu répondre à cette situation en instaurant un mode de gestion et une politique de marketing novateurs.
La commercialisation demeure jusqu’à présent la principale difficulté de la filière du coton biologique. « Nous nous sommes aperçus qu’il nous fallait communiquer autrement avec nos clients, » rapporte Dietlind Freiberg, porte-parole de Otto. « En ce qui concerne le coton biologique, il ressort d’une étude que nos clients cherchent avant tout leur confort personnel, comme la douceur des tissus, l’absence de traces de produits chimiques dans les fibres, etc... L’aspect social vient après. » Aussi, Otto complète-t-il son information au client avec des brochures rapportant les aspects spécifiques de la culture du coton biologique. Ceci est d’autant plus facile, que c’est le distributeur lui-même qui contrôle toute la chaîne de production. De la récolte à la confection, toute la filière relève de la responsabilité de Otto. « Naturellement, nous sommes très heureux qu’un distributeur comme Otto ait participé à un tel projet. A ma connaissance, il s’agit d’un projet assez exceptionnel, » se félicite Alexandra Baier, de l'ONG Pestizid Aktions Netzwerk (PAN). « La filière coton biologique a besoin de soutiens sur le long terme. Il ne sert à rien qu’un grand nom de la distribution s’engage pour un an seulement, pour ensuite se retirer complètement. » PAN peut se réjouir de l’engagement du roi de la vente par correspondance. Otto occupe en effet une place de choix dans l’industrie vestimentaire : véritable institution outre-Rhin, présent dans 23 pays (en France par les 3 Suisses), Otto, c’est 65 millions de catalogues en Allemagne. Avec en moyenne 270 euros par an, les Allemands sont les champions du monde de l’achat par correspondance. La vente en ligne rapporte à elle seule 2 milliards d’euros de chiffre d’affaire, plaçant Otto deuxième derrière Amazon sur le marché allemand de la vente en ligne.
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