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Avez-vous constaté des progrès en matière de gouvernance d'entreprise ? Et en matière de transparence financière au plan international ? Concernant la transparence, Transparency International et Global Witness militent actuellement pour que les régulateurs internationaux, comme la Securities and Exchange Commission aux Etats-Unis, exigent des entreprises pétrolières, minières et gazières qu'elles publient les taxes, frais, royalties et autres règlements effectués dans chaque pays et que ce soit une condition à leur cotation en bourse. S 'appuyer sur une publication volontaire des entreprises ne fonctionne pas, car les entreprises redoutent de ne pas obtenir les marchés. Par exemple, les velléités du groupe BP de publier les sommes versées en Angola ont entraîné des menaces de rupture de contrat de la part de la société nationale des pétroles angolais SONANGOL. Quelles sont les bonnes pratiques que vous souhaitez voir se développer ? Les entreprises doivent mettre en place des codes de conduites, comprenant des règles détaillées pour combattre la corruption chez eux ou à l'étranger. A cette fin, Transparency International a développé, en collaboration avec BP, Shell, Tata (consortium Indien) et General Electric, une série de lignes directrices pour aider les entreprises à lutter contre la corruption qui prévoient notamment des plans de formations destinés aux employés. Une autre ONG, Le Global Reporting Initiative (GRI), demande aux entreprises de décrire leurs procédures destinées a combattre la corruption. Elles doivent notamment préciser la façon dont elles tiennent compte des directives anti-corruption de l'OCDE. Il est très important que les entreprises mettent en place des procédures d'alerte internes, en protégeant les salariés qui dénoncent les pratiques de corruption au sein de leur entreprise, qu'elles publient des rapports sur la façon dont les plaintes et les faits de corruption ont été traités ensuite.
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