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Réalisée tous les deux ans, l'étude d'Ernst & Young intitulée " Global Fraud Survey " mesure l'ampleur, la nature et les causes des fraudes pratiquées dans les entreprises, à partir des témoignages de 400 personnes réparties dans 30 pays. En 2002, 47% des entreprises consultées ont connu une fraude importante, dont 55% ont été commises au sein de l'entreprise elle-même par des cadres dirigeants promus de moins d'un an. Ce chiffre, qui était de 33% en 2000, montre que les cadres dirigeants sont fortement incriminés dans cette pratique, les employés ne représentant que 30% des fraudeurs. Dans la majorité des cas, la fraude concerne des sommes inférieures à 90 000 dollars, mais l'étude révèle que " ce préjudice est lourd et difficilement recouvrable. Dans 43% des cas de fraude, le montant de la perte financière s'élève à plus de 100 000 dollars et dans 13% des cas, ce montant dépasse même le million de dollars ". Le dédommagement du préjudice n'est effectué par les auteurs de la fraude qu'à hauteur de 22% du montant total des recouvrements et l'étude révèle que ce sont les progrès liés aux prestations d'assurance qui permettent aux entreprises d'obtenir un niveau de réparation de 51% (contre 29% en 2002). " Autrement dit, les fraudeurs ne sont toujours pas les payeurs ", conclut Anne-José Fulgéras, directeur de l'activité fraude et risque pénal chez Ernst & young. Prévention Le détournement d'actifs concerne 63% des entreprises touchées par la fraude et pourtant une entreprise sur trois pense que ses salariés ne seraient pas à même de détecter une transaction frauduleuse...D'où la nécessité de mettre en place des campagnes de prévention et de sensibilisation du personnel, ce que 62% des entreprises interrogées déclarent avoir commencé à faire, contre 30% en 2000. Par ailleurs, " conscientes des risques et de coûts attachés à la fraude, les entreprises sollicitent de plus en plus l'assistance de professionnels afin d'identifier et d'évaluer les risques ", indique l'étude. Le coût réel de la fraude dépasse le simple enjeu financier, il touche l'image, la réputation, la confiance des parties prenantes de l'entreprises que sont les clients, les fournisseurs, les actionnaires et les salariés. " Au-delà des pertes financières, les entreprises prennent également conscience de l'importance que peut représenter la fraude sur la réputation et l'image même de l'entreprise ", conclut Jean Coroller, associé d'Ernst & Young. Selon l'enquête, 52% des entreprises interrogées disposent de guides internes de " bonnes pratiques " et de prévention des fraudes.
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