Ces institutions financières, qui ont accordé, en 2002, 12,4 milliards d'euros de crédits à l'aide au développement , ont adopté un ensemble de directives baptisé «Equator Principles», indique la Société financière internationale (SFI), branche investissement du secteur privé de la banque mondiale. Ces principes de l'Equateur sont fondés sur les orientations et directives de la Banque mondiale et de la SFI.
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Parmi les principes que les banques se sont engagées à respecter lors la sélection des projets à financer figurent, entre autre, le développement durable et l'utilisation des ressources naturelles renouvelables, la protection de la santé, du patrimoine culturel et de la biodiversité, l'impacts sur les populations et communautés autochtones, la production, fourniture et utilisation efficaces de l'énergie, la prévention et le contrôle de la pollution, la réduction et la gestion des déchets. Les banques appliqueront ces « principes de l'Equateur » à tous prêts portant sur des projets d'un montant minimum de 50 millions de dollars, la SFI précisant que la part de marché des crédits à l'aide au développement de moins de 50 millions de dollars n'est que de 3%. Les souscripteurs devront apporter la preuve que leurs projets sont responsables sur un plan social et environnemental. La SFI réfute l'argumentation selon laquelle l'adoption des « Equator Principles » par les institutions financières pourait nuire à leurs activités, arguant du fait qu'ils définissent un cadre permettant de minimiser les risques lors de l'attribution des crédits. « Les banques sont convaincues que de disposer d'un tel cadre permettra une meilleure compréhension des questions sociales et environnementales, les amenant ainsi à une meilleure appréhension de ces aspects - ce qui les conduira à mieux conseiller les clients et à mieux gérer les risques », précise-t-on à la SFI. Les dix banques signataires sont : ABN AMRO Bank N.V, Barclays PLC, Citigroup Inc., Crédit Lyonnais, Crédit Suisse Group, HypoVereinsbank, Rabobank, Royal Bank of Scotland, WestLB AG et Westpac Banking Corp.
Un collectif d'ONG rassemblant le Rainforest Action Network, les Amis de la Terre, WWF UK ... a rappelé que ces associations avaient appelé, dans la déclaration de Collevechio en janvier 2003, les institutions financières à plus de responsabilité sociale et environnementale. Le collectif a estimé que "les principes de l'Equateur actaient le fait que les banques sont au coeur du systéme environnemental mondial" mais que ces principes ne permettent pas de s'attaquer aux vrais problèmes posés qui sont la déforestation et les déplacements de popualtion.
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