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Rien de moins qu’un programme mondial pour une alimentation équilibrée et variée, c’est l’opération dans laquelle vient de se lancer Accor services, via les tickets restaurants dont elle fait la promotion. Le raisonnement de son président John du Monceau est simple : « Nous envoyons au restaurant les millions de salariés qui travaillent dans nos 300 000 entreprises clientes. L’alimentation est aujourd’hui une de leurs préoccupations majeures. Nous leur offrons donc un nouveau service : une double éducation, celle des restaurateurs que nous accompagnons dans l’apprentissage d’une cuisine plus équilibrée et celle des consommateurs qui peuvent choisir, en toute connaissance de cause, le bon plat. » Accor Services s’est donné les moyens de ses ambitions. Pour les restaurateurs, elle a rédigé une charte d’engagement à laquelle adhéreront librement ceux qui le voudront parmi les 100 000 qui acceptent les tickets restaurants. Elle leur fournit un guide pratique qui liste les ingrédients à privilégier (poisson, fruits et légumes…), les modes de préparation à appliquer (préférer la cuisson vapeur à la friture et la papillote à la panure…) ainsi que les proportions à respecter dans les assiettes (60 % de légumes avec 40 % de protéines ou 50 % de légumes et 50 % de féculents…). Une fois que leur carte contiendra des plats répondant au cahier des charges, ils pourront utiliser la signalétique fournie par Accor Services. La petite mascotte Gustino (voir illustration), pourra être collée, sous forme de gommettes sur les menus en face des plats équilibrés, et à la porte d’entrée, à côté de l’auto-collant « Ticket restaurant ». Restaurateurs et clients peuvent aussi librement utiliser, pour tout conseil diététique, le site Internet dédié « alimentationetequilibre.com » ainsi qu’un centre d’appel.
Expertise scientifique
Pour bénéficier d’une caution scientifique, Accor services a défini tous les principes de nutrition figurant dans le programme sous la houlette d’un comité d’experts. Il est présidé par Ambroise Martin, professeur de nutrition et de biochimie à la faculté de médecine de Lyon et compte des restaurateurs et des nutritionnistes. A ceux qui pensent que chacun sait que les gâteaux apéritifs ou le boeuf en daube ne sont pas diététiques, le professeur Martin répond qu’ils se trompent : « Quand on les interroge, les trois quarts des Français disent qu’ils mangent équilibrés mais si on étudie leur mode d’alimentation, seuls 10 à 15 % d’entre eux mangent réellement équilibré. Je participe à ce programme parce que j’ai constaté qu’éduquer le consommateur ne marche pas, si on fait rien sur l’offre alimentaire. »
Accor services espère que sa mascotte Gustino deviendra rapidement un repère familier pour les clients des restaurateurs et que sa visibilité ira bien au-delà des utilisateurs de ticket restaurant. Pour y contribuer, le programme va progressivement être appliqué dans l’ensemble du groupe, en commençant par les restaurants des hôtels Ibis, dès le 17 octobre. En février 2006, la compagnie des wagons lits qui assure la restauration dans les TGV fera de même. L’entreprise espère que la simplicité du programme lui permettra de conquérir au moins 30 000 restaurateurs dans les 18 mois à venir ainsi que de nouveaux adhérents aux tickets restaurants qui pour l’instant ne concerne que 10 % des salariés français. Enfin est-il de la responsabilité d’une société de services de faire la promotion d’une alimentation équilibrée ? A cette question Helène Roques, responsable du développement durable du groupe Accor répond : « Le groupe Accor se préoccupe, dans le cadre de sa politique de développement durable, de ses impacts sur la société. La santé publique en est un, d’où le lancement de cette opération.»
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