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![]() Entreprises \Impact local \SantéL'AFSSET recommande de réduire les expositions du publicAux dires de l'Agence Francaise de Sécurité Sanitaire de l'environnement et du travail (AFSSET), il s'agit du « rapport de tous les records ». 465 pages, 2 ans de travail et d'auditions, 3500 études passées au crible du groupe de travail rassemblé par l'AFSSET. Un rapport en rupture avec le statu quo des avis précédents et qui recommande de réduire les expositions du public « dès lors qu'une exposition peut être réduite. »
Les conclusions de l’AFSSET, rendues publiques le 15 octobre 2009, sont sans équivoque. L’AFSSET reconnait l’existence d’effets non thermiques « incontestables » en présence des ondes radiofréquences et de la téléphonie mobile. Des 226 études biologiques retenues par le panel d’experts et répondant à l’exigence des critères fixés, seules 11 « positives » ont montré des effets contre 89 « négatives », ne trouvant rien. « Peu importe le nombre, appuie Martin Guespereau, directeur général de l’AFSSET, l’important est d’avoir des études incontestables. » Ces effets biologiques concernent le fonctionnement (apoptose, endocytose) et les mécanismes de communication à l’intérieur de la cellule intervenant sur la division cellulaire, sur l’expression de protéines de stress et aussi parfois sur le stress oxydatif, énumère Gérard Lasfargues, directeur scientifique de l’AFFSET. C’est la première fois qu’une instance officielle s’exprime en des termes aussi nets. Sur la question des effets sanitaires, l’agence se veut plus nuancée. « Le niveau de preuves n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé comme définitivement établis », néanmoins, pour l’AFSSET, « ils constituent des signaux indéniables. On ne peut plus ne rien faire », a ainsi insisté Martin Guespereau. Des recommandations inédites Second volet : développer la surveillance. Autant celle des expositions individuelles, y compris à long terme, que celle collectives dues aux antennes relais et aux autres radio-équipements présents dans l’environnement. Le développement des dosimètres ou « une meilleure prise en compte des bandes de fréquence Wi-Fi, WiMax » participent de cette nécessité d’obtenir « l’exposition réelle des personnes aux ondes provenant de l’ensemble des émetteurs » et une description « plus exhaustive de l’exposition aux champs radiofréquences, en milieu urbain notamment. » Il y a 70 000 antennes sur le territoire, rappelle Martin Guespereau, et 2 000 mesures sont faites chaque année. « Cela va mettre du temps pour en faire le tour. Nous demandons clairement un plan de surveillance moderne, une cartographie. Pour nous, le système mené aujourd’hui est un système archaïque. » Derniers aspects : la recherche, pour laquelle l’AFSSET donne un fil de priorités. Et l’électrohypersensibilité (EHS), dont le rapport reconnaît la réalité des symptômes et « l’harmonisation des méthodes utilisées laisse espérer la mise au point d’un outil diagnostique acceptable ». Question de principe Le concept ALARA (aussi bas que l’on peut raisonnablement atteindre) ou celui de meilleures technologies disponibles à coût économiquement acceptables, appartiennent au patrimoine du monde environnemental mais « sont curieusement très peu usité dans le domaine sanitaire dans lequel on est », remarque Martin Guespereau. Qui poursuit : « Nous pensons qu’il est correct aujourd’hui de se référer à ces instruments. Et c’est cela qui fonde notre recommandation principale de réduire les expositions de téléphonie mobile. »
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