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Entreprises \Impact local \SantéNanotechnologies : quels risques?Les nanotechnologies font déjà partie de notre quotidien depuis plusieurs années. Plusieurs initiatives ont été prises pour évaluer leurs impacts environnementaux et sanitaires, mais aucun pays n'a encore réglementé ces nouvelles technologies.
Perçues comme les technologies clés du 21ème siècle, les nanotechnologies, -qui utilisent la matière à une échelle extrêmement petite-, sont également considérées comme une industrie dont le potentiel se chiffre jusqu’à mille milliards d'euros à court terme. Pour autant les conséquences environnementales, éthiques ou sanitaires de cette science sont encore mal connues. Existant d’ores et déjà en masse dans l'industrie alimentaire, électronique et cosmétique, les domaines d’usage des nanotechnologies sont très vastes : automobile, énergies renouvelables, matériaux de construction, applications médicales, pharmacie, optique, textile, agro-alimentaire et bien d’autres. Au plan économique comme au plan de la responsabilité des entreprises, c’est un enjeu majeur. En 2005, le cabinet Innovest a lancé le premier « Nanotechnology Index », en sélectionnant 15 entreprises à partir d’une liste de 300 groupes opérant dans les nanotechnologies. Contrairement à la méthodologie traditionnelle d’Innovest, l’indice recense des entreprises de différents secteurs, choisies pour leurs efforts de réduction des risques et leur choix de privilégier des secteurs « propres ». "Secret industriel" Récemment, c’est le Haut conseil de la santé publique qui a estimé que les nanotubes de carbone constituent un danger potentiel. Saisi en juin 2008 par le directeur général de la santé, le HCSP a analysé les connaissances actuelles sur les nanotubes de carbone. Le rapport, paru le 7 janvier 2009, indique que ces résultats « constituent un signe d’alerte majeur ». Le Haut conseil préconise « la mise en place rapide de mesures de protection contre des expositions susceptibles d’induire un risque sanitaire sérieux » et demande à l’Europe d’instaurer pour les nanoparticules une réglementation similaire à REACH. En attendant, l’instance recommande, « en vertu du principe de précaution », que la production de nanotubes soit strictement confinée. Quelques mois avant, un avis de l’Afsset mettait en cause l’innocuité des nanoparticules produites par les industries. L’agence prônait la précaution auprès des entreprises, sans pour autant recommander l’interdiction des nanomatériaux.
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