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Alors qu'en Chine, l'affaire du lait contaminé s'étend, un autre scandale alimentaire frappe le Japon. Le ministre de l'Agriculture vient de présenter sa démission suite à l'affaire Misaka Foods, qui a commercialisé du riz contaminé par des produits toxiques. Cette décision survient quelques jours à peine aprè la démission du premier ministre Yasuo Fukuda. Le nouveau gouvernement, mis en place le 22 septembre 2008, devra gérer des stocks de riz démesurés, et surtout, assainir la filière.
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Le scandale du riz contaminé aura eu raison du ministre de l’Agriculture nippon, Seiichi Ota. Il vient de présenter sa démission au gouvernement, expliquant qu’il se sentait coupable de n’avoir pas pris les mesures nécessaires dans l’affaire Misaka Foods. Le premier ministre Yasuo Fukuda a de son côté présenté ses excuses devant un comité parlementaire, pour l'incapacité du gouvernement à détecter les malversations. Le ministère semble en effet avoir négligé l’impact potentiel d’une telle distribution, garantissant que ce riz n’avait « pas d’impact sur la santé ». Le scandale fait la Une des médias japonais depuis quelques semaines. La société Misaka Foods a avoué au début du mois de septembre avoir vendu du riz contaminé aux pesticides, ou détérioré par des champignons pendant son stockage, à plusieurs fabricants de produits alimentaires. Bien qu’aucune intoxication n’ait été recensée à ce jour, l’opinion publique japonaise a sévèrement condamné le gouvernement pour avoir trop minimisé l’affaire. De surcroît, les médias ont épinglé Seiichi Ota, pour avoir jugé les consommateurs japonais trop sourcilleux quant à la sécurité alimentaire. Le riz incriminé, importé de Chine et du Vietnam, avait été revendu par les autorités à des sociétés privées, sous la condition expresse qu'il ne soit employé que pour des usages non alimentaires, comme la fabrication de colles. Or, il s’est retrouvé dans les assiettes de certains écoliers, et dans les plateaux-repas de quelques hôpitaux. Une fois le scandale révélé au grand jour, la direction de Misaka Foods a licencié tous ses employés. Craignant probablement une liquidation judiciaire, ils ont ainsi pu leur assurer des indemnités avant qu’il ne soit trop tard. Un millions et demi de tonnes de riz en stock Le scandale Misaka Foods ne fait que mettre au jour une aberration du système alimentaire nippon. Neuvième producteur mondial de riz (9 millions de tonnes en 2007), le Japon n’en est pas moins contraint d’importer cette céréale par les obligations d’ouverture de marché imposées par l’OMC. Ainsi, chaque année, 770 000 tonnes arrivent des Etats-Unis, du Vietnam ou de la Thaïlande sur l’archipel. Peu adapté au goût des japonais, il est ensuite stocké en sus de la surproduction locale. 1 500 000 tonnes seraient ainsi disponibles à l’heure actuelle ! Compte tenu des pénuries de riz qui sévissent en Indonésie et dans les Philippines, les autorités japonaises travaillent à la mise en œuvre d’une redistribution via l’exportation.
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