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Quand elles ont été créé dans les années 60, les zones franches avaient pour but de freiner l’expansion du communisme dans les pays les plus pauvres en facilitant la création d’emploi. L’objectif peut aussi être de ralentir l’émigration vers les nations voisines économiquement plus développées. Récemment, ces zones ont constitué une opportunité pour les multinationales. Les sociétés industrielles et de services des pays développés y "optimisent "la baisse des coûts de production en y faisant fabriquer leurs produits par une main d’œuvre bon marché. Les pays en voie de développement espèrent quant à eux diminuer ainsi le chômage et développer une industrie nationale moderne. Fin 70, on comptait, dans le monde, 12 zones franches. En 1997, 850 employaient 31,5 millions de personnes et la République Dominicaine se classait , en cinquième place des pays à enclaves économiques, avec 165 000 salariés concernés, derrière les Philippines, la Malaisie, le Sri Lanka,et le Mexique en tête à des maquiladoras, équivalent des sweatshop. Dans ces enclaves situées en grande majorité dans les pays les plus pauvres, les règles nationales de droit du travail du pays hôte ne s’appliquent pas toujours. Salaire minimum, conditions de travail difficiles… Les excès pratiqués dans ces zones suscitent de régulières dénonciations de la part des ONG. Ces « territoires à part » bénéficient d'incitations à l'investissement qui dérogent à la réglementation du pays. Pour attirer les sociétés étrangères, elles proposent une panoplie d’exonération (impôts sur les sociétés, sur le droit de douanes, les charges, les taxes sur la valeur ajoutée, les taxes sur les matières premières importées). En contrepartie, l’entreprise est obligée d’écouler ses produits à l’exportation, en réalité vers les régions de grande consommation : Amérique du Nord, Europe, Japon.
Dans certains pays, l’implantation des zones franches sert de tremplin pour l’économie locale comme sur l’Ile Maurice, en Corée du Sud ou à Taïwan. Dans ce dernier pays, soulignait le mensuel Alternatives économiques en mai 2002, elle ne contribue qu’à 3 à 4% des exportations. Mais ailleurs, en République dominicaine par exemple, ces zones franches ont un effet accélérateur d’appauvrissement, selon la Diffusion de l’information sur l’Amérique latine (Dial). La quarantaine de parcs industriels présents dans ce pays accueillent des entreprises « tourne-vis » qui ne nécessitent pas de qualification salariale spécifique. Deux zones franches sont en cours d’implantation en Haïti, l’une, très controversée doit être installée sur une zone frontière fertile. Le modèle pourrait être étendu tout le long de la frontière haïtiano-dominicaine.
En Jordanie, l'accord de paix signé en 91 avec Israel, incluait des dispositions économiques qui ont favorisé l'installation d'industriels asiatiques "important" une main d'oeuvre exploitée voire abandonnée en Jordanie parce que ne disposant pas de droits minimum.
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