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Si le gouvernement a pris rapidement en charge le volet social du dossier Metaleurop, le problème environnemental engendré par la
SITA se positionne
Le groupe SITA France et ses filiales (ex-SITA France Déchets) s'est spécialisé dans la dépollution des sites et des sols. Déjà très bien implanté dans la région Nord -Pas -de -Calais, il participe au " comité de projet " qui regroupe les pouvoirs publics et les élus régionaux afin de trouver une solution environnementale au dossier Metaleurop. Pour SITA, obtenir le contrat de reconversion du site constitue une occasion de se positionner sur ce marché en plein essor. " Il s'agit un des sites les plus pollués en Europe, indique le président de SITA. Or, dans les mois qui viennent, dix pays vont rejoindre l'Europe qui comptera dans la foulée 30% de sols pollués en plus ". Une opportunité que le groupe entend saisir en créant " un modèle de dépollution " avec le site Metaleurop.
fermeture brutale de l'usine est resté en suspens pendant 10 mois. Depuis la fermeture de la fonderie, l'Etat a débloqué 1 million d'euros pour clôturer le site, mais refusait de prendre en charge le coût de la dépollution (estimé à 22 millions d'euros par SITA), qui revenait, selon les termes de la loi, au propriétaire juridique du site... Or, non seulement le propriétaire a abandonné l'usine, mais, fait exceptionnel, le passif environnemental s'est révélé beaucoup plus élevé que les actifs qu'il possédait. A lui seul, le coût de la dépollution est en effet bien supérieur à la valeur des 37 hectares. D'où les " limites de l'offre " faite par SITA au gouvernement. " Nous proposons de devenir propriétaire du site, mais compte-tenu de la responsabilité environnementale et réglementaire que cela implique, nous exigeons des garanties ", précisait Patrice Dauvin, le président de SITA, en septembre dernier.
Eco-industries
Les négociations sont donc restées bloquées jusqu'à ce que le tribunal de grande instance de Béthune désigne SITA comme acquéreur. La filiale du groupe Suez, déjà très implantée dans la région Nord Pas de Calais, peut devenir opérationnelle très rapidement, ce qui lui a conféré un atout vis à vis de son principal concurrent, le groupe anglais Shanks, implanté en Belgique et à Douai. SITA prévoit une reconversion en 3 étapes : la dépollution, prévue sur 5 ans, doit permettre d'éliminer tous les déchets métalliques et nettoyer la zone contenant de l'acide sulfurique. Le projet de SITA prévoit ensuite la création d'un pôle d'activité centré sur les éco-industries (tri des déchets, plate-forme de valorisation des matériaux, démantèlement des produits électroniques en fin de vie et activités de décompostage), qui permettrait de créer 160 emplois, proposés en priorité aux anciens salariés de Metaleurop. Au total, 230 emplois devraient être crées sur la totalité du site. Dans sa dernière phase, le projet devrait en effet s'élargir à des activités non industrielles et privilégier des initiatives environnementales et culturelles, en partenariat avec la région Nord Pas de Calais, et, point essentiel, en concertation avec les riverains de Noyelles-Godault.
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