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Dans le rapport sur le Zimbabwe daté de juin 2002, disponible depuis décembre, les directeurs du FMI ont précisé que la détérioration de la situation de ce pays était le résultat de politiques économiques inappropriées, aggravées par la violence et la détérioration des conditions de production liées à la reforme agraire du gouvernement. "Les problèmes économiques et sociaux de Zimbabwe ont un effet négatif sur les pays voisins, ce qui augmente l'urgence d'une action corrective efficace", précisent les auteurs du rapport. La refonte de la réforme agraire est donc urgente. "L'adoption d'un programme de transmission des terres transparent et ordonné est essentielle pour endiguer la détérioration de la situation économique", prévient le rapport. Par ailleurs, "une politique monétaire laxiste a aggravé les déséquilibres économiques et alimenté l'inflation, tout en augmentant la vulnérabilité du système bancaire" précise le FMI. "Les autorités doivent immédiatement prendre des mesures afin d'effacer l'excès de liquidités, permettre aux taux d'intérêts d'être positifs en termes réels et démanteler les facilités de crédits subventionnés." Les auteurs notent que la surévaluation du dollar a réduit la compétitivité du pays, ce qui s'est traduit par une détérioration des réserves monétaires du pays, une large accumulation de dettes extérieures non honorées et un "gap" important entre le taux de change officiel et celui du marché noir.
Le rapport précise que les engagements d'Harare, concernant le règlement trimestriel de ses obligations de remboursement au fond monétaire intérnational, ne seraient pas "suffisants pour éliminer ou même stabiliser les arriérés zimbabwéens." Cette situation pourrait réduire les fonds disponibles aux autres pays éligibles au PRGF (Poverty Reduction and Growth Facility), facilité mise en place par le FMI pour la croissance et la réduction de la pauvreté.
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