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Le principe de l'engagement, ou dialogue critique entre actionnaires et entreprises, avec participation active dans les assemblées d'actionnaires et entretiens personnels avec le directoire des entreprises, demeure jusqu'à présent la panacée des acteurs financiers anglo-saxons. Germanwatch a l'espoir que cette nouvelle dimension de l'actionnariat fasse des émules chez les concurrents allemands. « La création de ce fond « actif » par le leader sur le marché allemand montre que l'intérêt des actionnaires pour ce genre de produit est là. Je pense que ce nouveau produit va secouer le paysage financier allemand, qui était jusque-là marqué par une très grande discrétion par rapport aux entreprises, » espère Stefan Rostock. Si un tel engagement de la part d'un actionnaire institutionnel est une première sur le « continent, » il n'en demeure pas moins que l'influence reste anglo-saxonne. Avec l'acquisition de la Dresdner Bank, le géant de l'assurance allemand Allianz a également mis la main sur la société d'investissement, qui est basée...à Londres. Cette ancienne succursale de la Dresdner Bank, impliquée dans l'investissement éthique et appliquant depuis un certain temps déjà la politique de l'engagement, avait auparavant attirer une certaine attention par ses bons résultats financiers. Avec son nouveau fond, l'ADAM rejoint le clan encore restreint des trublions du marché financier éthique allemand que forment les deux société d'investissement, la DWS, filiale de la Deutsche Bank, et Union Investment. Mais contrairement à l'ADAM, qui vise l'ensemble des critères éthiques, les deux sociétés appliquent le principe du dialogue critique pour intervenir sur le gouvernement d'entreprise.
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