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Réunissant aujourd'hui plus d'une cinquantaine d'adhérents, l'association Ecopal a été créée, en 2001, sous l'impulsion de grands groupes comme Sollac (groupe Arcelor) et Gaz de France, ainsi que des dirigeants de PME et de collectivités locales, afin de mener une action concertée en faveur de l'écologie industrielle. De grandes disparités de sensibilisation « Notre but est de promouvoir localement l'écologie industrielle et plus largement les principes du développement durable », résume Lobna Rakik, chef de projet chez Ecopal et l’une des deux salariées de l'association (qui compte également, en moyenne, six universitaires stagiaires). « Notre premier travail consiste à vaincre le scepticisme de patrons qui ne connaissent pas ou ne se sentent pas directement impliqués par les discours théoriques sur le sujet ». La situation change en effet du tout au tout selon que l'interlocuteur travaille au sein d'un grand groupe implanté dans l'agglomération de Dunkerque (Total, Lafarge, Coca-Cola, EDF, Lyonnaise des Eaux, Dalkia, Air Liquide...) ou un dirigeant de PMI/PME. À destination des premiers, Ecopal a créé le « club déchets », au sein du programme « synergies entreprises ». Il s'agit de clubs d'échanges entre une vingtaine de responsables de ces grands groupes qui y trouvent un « terrain neutre » où ils échangent sur la complémentarité éventuelle des résidus produits par chacun, mais aussi sur les expériences de valorisation des déchets. « Ce n'est pas simple, car valoriser les déchets implique parfois de changer les processus. Et si cela revient moins cher à un industriel d'acheter de la matière première que des résidus secondaires, il optera pour le premier choix ! Cela reste un raisonnement strictement économique avant tout », pondère Lobna Rakik. Pas de théorie pour les PMI/PME Le deuxième programme mis au point par Ecopal, « dynamisation de la zone », s'adresse aux PMI/PME de la région de Dunkerque. Là, la tâche s'annonce de plus longue haleine. « Si on aborde un patron de PME en lui parlant d'écosystème industriel ou de développement durable, on risque de se faire éconduire rapidement », reconnaît la responsable de l'association. « Nous essayons donc de partir de leurs préoccupations quotidiennes, celles qui améliorent directement leurs processus ou leur activité ». La satisfaction d'Ecopal est d'avoir mis en place des clubs d'échange et de réflexion thématiques par matériaux usés (huiles, eaux), secteurs économiques (le transport), actions à mener (audit environnemental par exemple), et même par services (le courrier, le recrutement, mutualisés de façon temporaire). C'est ainsi qu'en coordonnant la démarche de plusieurs PMI/PME, Ecopal leur a permis de rassembler un lot groupé de 50 tonnes de papier à recycler, avec évidemment un coût à la tonne bien plus intéressant car partagé. À long terme, l'espoir avoué d'Ecopal est de faire en sorte que les responsables de grandes entreprises internationales et de PMI/PME locales se regroupent et puissent avoir des échanges d'égal à égal, une fois que la vulgarisation de l'écologie industrielle auprès des seconds aura porté ses fruits.
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