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La Deutsche Ausgleichbank, qui participe au financement de 85% des installations en Allemagne à hauteur de 1,8 milliards d'euros, précise également que le secteur de l'énergie éolienne emploie 40,000 salariés pour un chiffre d'affaire de 3,5 milliards d'euros. Au ministère de l'environnement à Berlin, on estime que 8% de l'électricité consommée proviennent des énergies renouvelables, soit quatre fois plus qu'en 1998. Avec 5%, l'énergie éolienne tient donc le haut du pavé, « et la tendance augmente, » comme on ne manque pas d'indiquer à Berlin. La promotion des énergies renouvelables figure en effet au centre de la politique énergétique de l'actuel gouvernement. Les conditions du retrait de l'énergie nucléaire ayant été définitivement ratifié en 2001, le ministre de l'environnement, Jürgen Trittin, s'est fixé pour but de doubler la part des énergies renouvelables à 12,5% d'ici 2010. Pour ce faire, la loi sur les énergies renouvelables et le financement à hauteur de 30 millions d'euros de programmes de recherche et de développement sur les énergies vertes, comme on les qualifie en Allemagne, furent adoptés. Entrée en vigueur le 1er avril 2000, réactualisée en janvier dernier, la loi sur les nouvelles énergies régit l'achat et la rémunération sous forme de « prime » de l'électricité produite par les énergies renouvelables. Ces primes varient en fonction de la taille et « l'âge » des exploitations, la branche dans laquelle opère le fournisseur d'énergie et, en ce qui concerne les parcs à éoliennes, la location. Résultat : en 2002, les émissions de gaz de serre en Allemagne ont diminué de 19,4 %, ou de 240 millions de tonnes, par rapport à 1990. « L'Allemagne a réalisé à elle seule une diminution deux fois supérieure à celle réalisée dans l'ensemble de l'Union européenne, » déclare-t-on, non sans fierté, à Berlin.
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