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Plusieurs pêcheries françaises pourraient bientôt rejoindre la liste des 2000 produits ecolabellisés Marine Stewardship Council (MSC) à travers le monde. Une initiative due au groupe Findus, 1er acheteur de produits MSC, mais aussi au CNPMEM, (Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins), à l’Ofimer, (office d’intervention dans le secteur des pêches et de l’aquaculture) et à Nausicaa ( Centre national de la mer, situé à Boulogne sur mer). Si ces professionnels veulent développer la « pêche durable » en France, c’est aussi parce qu’ils s’opposent au principe des « listes noires », et notamment celle du « Conso-guide poisson » du WWF, qui a classé en 2007 les espèces en 3 rubriques : « à privilégier, à consommer avec modération, et à éviter ». « Condamner une espèce, c’est condamner les pêcheurs qui en vivent et qui exploitent durablement certains stocks de cette espèce », estiment-ils, car « si le consommateur doit avoir une consommation responsable, il est de la responsabilité de la filière pêche de répondre aux attentes de ce dernier en lui garantissant que les produits qui lui sont proposés ne soient pas menacés ». La politique de mobilisation de Findus sur la pêche durable a su convaincre : en 2008, plusieurs pêcheries (crustacés de casier, sardine de Bolinche, langouste de Corse, coquille Saint- Jacques, langoustine du Golfe de Gascogne) se sont engagées dans le processus de certification du MSC, ONG britannique crée en 1999 par …le WWF et Unilever, et qui certifie aujourd’hui 7 % des pêches mondiales.
10ème anniversaire du MSC
Créé en 1999, le MSC est implanté à Londres, Seattle, Tokyo, Sydney, La Haye, Édimbourg et Berlin. Au total, plus de 120 pêcheries sont inscrites auprès du MSC, dont 35 sont certifiées, 80 sont en cours d’évaluation et 20 à 30 autres en évaluation préliminaire. Ces pêcheries enregistrent des prises annuelles de plus de 5 millions de tonnes de poissons et fruits de mer.
Un processus peut durer entre 5 et 24 mois selon les cas, pour un coût compris entre 15 000 (maquereau de ligne de Cornouailles) et 200 000 euros (colin d’Alaska). L’utilisation du précieux logo coûte ensuite entre 250 et 2000 euros selon le chiffre d’affaires, mais si Findus a promis d'accompagner financièrement la première pêcherie à obtenir le label MSC, l’objectif n’est pas, pour les candidats, de répondre aux exigences du groupe, car ils n’en sont pas les fournisseurs. Parmi ces nouveaux « engagés », Didier Le Gloanec, président de l’Association des Bolincheurs de Bretagne, explique qu’il s’agit avant tout de « revaloriser » le métier. « Nous en sommes fiers et voulons le faire connaître au grand public. La sardine n'est pas soumise à quotas, mais nous avons nous-mêmes mis en place des licences pour permettre une meilleure gestion de la ressource en limitant par exemple le nombre de bateaux et de jours en mer (…) C’est dans cet état d’esprit que nous entreprenons aujourd’hui la démarche MSC », ajoute-t-il. Actuellement, une cinquantaine de produits (saumon fumé et morue salée du Pacifique, sole fraîche de Cornouailles anglaise, lieu noir de Norvège, colin d'Alaska …) sont commercialisés en France avec le logo MSC.
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