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Crée en 1999, la société ANDA s'est donnée comme objectif d'allier l'écologie et le développement social et économique des communautés avec lesquelles elle travaille. La démarche novatrice imaginée par les initiateurs du projet tend à faire financer la reforestation d'une partie de la forêt amazonienne par des entreprises ou des particuliers occidentaux et d'utiliser les subsides dégagés par cette vente afin d'investir dans des alternatives économiques durables susceptibles de se substituer au travail forestier. La constitution de l'équipe fondatrice est d'ailleurs révélatrice de cette volonté. Un guide de jungle y côtoie un spécialiste du commerce équitable(commercequitable.com) et une consultante en responsabilité sociale des entreprises.
Parrainer un arbre
L'adoption d'arbres est pour l'heure la principale source de financement de la société. ANDA propose le parrainage d'un arbre pour 10 euros. Plus de la moitié de cette somme est investie en Amazonie. La société dispose d'une pépinière de production des plants et emplois la main d'œuvre locale à raison de 1,5 euros par arbre planté et entretenu. La reforestation devient dès lors pour les populations locales une possibilité de ressources financières alternative au salaire moyen de 2 euros par jour que les concessions forestières proposent.
Développer des débouchés viables et équitables
ANDA s'engage en outre à affecter 20% de toute adoption à la mise en œuvre de différents projets liés au développement durable et au commerce équitable. L'activité de fabrication de sacs en cuir végétal, par la communauté "Maguari" de la forêt nationale du Tapajós au Brésil, a particulièrement bénéficié de l'aide de la société. La commercialisation des produits de cette communauté en France a, non seulement, permis de pérenniser un artisanat en voie d'abandon mais surtout de multiplier par 6 le nombre de familles qui vivent de ces produits et ceci grâce à l'investissement des premiers profits dans une démarche de prospection commerciale.
Restaurer la biodiversité végétale
Le programme de reforestation des terrains dégradés en collaboration avec les populations indigènes veut être exemplaire dans la restauration de la biodiversité végétale des zones considérées. Plus de 200 essences d'arbres sont ainsi plantées. Les promoteurs du projet n'ont toutefois pas oublié le volet économique de cette reforestation. L'association d'essences de bois de coupe et d'arbres fruitiers a également pour objectif d'augmenter le rendement financier d'un hectare planté dans le cadre d'une exploitation forestière raisonnée.
Le réalisme de cette démarche a permis à ANDA d'obtenir le parrainage du WWF France mais aussi le soutien de certaines grandes entreprises françaises, comme EDF, Accor ou les AGF. Le développement de l'activité de la société passe certainement par un plus grand soutien des entreprises à cette initiative et l'exploitation des opportunités nouvelles offertes par la mise en place du protocole de Kyoto dans l'Union Européenne. "Nous étudions la possibilité de vente de crédits de carbone et suivons de façon très pragmatiques l'évolution scientifique de ce dossier" précise Jérémie Deravin, co-fondateur d'ANDA et gérant de commercequitable.com. "La séquestration de carbone doit avant tout augmenter la qualité de vie des populations locales - tout en apportant des bénéfices sociaux et environnementaux concrets. Notre offre pourrait constituer un produit compétitif dans le cadre de la gestion du risque carbone des entreprises," ajoute-t-il.
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