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La nouvelle bourse européenne aux énergies doit inciter les entreprises à faire des économies d'énergie pour respecter le protocole de Kyoto en vertu duquel l'Union Européenne s'est engagée à réduire de 8% d'ici 2012 ses émission de dioxyde de carbone. Les entreprises émettant moins de CO2 que le plafond prévu pourront revendre leurs licences aux entreprises qui le dépasseront. Ces denrières auront le choix entre investir dans les technologies réduisant les rejets de CO2, acheter ces licences ou payer une amende (40 euros puis 100 euros à partir de 2008 pour chaque tonne d'émission supplémentaire de CO2). Ces mesures concernent environ 4 000 entreprises des secteurs de l'énergie, de l'acier, du papier, de la céramique et de la chimie. Près de la moitié d'entre elles se trouvent en Allemagne.
La décision de Bruxelles n'a pas fait l'unanimité en Allemagne. Pendant des mois, le ministre de l'économie et du travail, le social-démocrate Wolfgang Clement, ainsi que des entreprises comme BASF et RWE ont fait pression sur les autorités européennes. Ils revendiquaient un régime d'exception pour l'industrie chimique et énergétique allemande dans le but d'éviter de payer les "excès"d'émissions de gaz à effet de serre. Ils sont même allés jusqu'à demander que les entreprises allemandes ne participent pas avant 2012 à la nouvelle bourse énergétique.
Bruxelles s'est montré inflexible mais cette décision fait le bonheur des entreprises d'énergies renouvelables, bien implantées en Allemagne. Il s'agit principalement des petites et moyennes entreprises qui espèrent ainsi améliorer leurs financements pour pouvoir investir dans d'autres projets de recherche.
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