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Après Nature & Découvertes en France, la célèbre marque allemande Weleda vise la neutralité carbone. Un sondage mené auprès des salariés montre que chacun d’eux parcourt en moyenne 24 kilomètres par jour, soit 3,4 millions de kilomètres par an et par personne. Fort de cette donnée, le groupe entend motiver ses salariés à recourrir davantage aux transports en commun ou au vélo, en améliorant les infrastructures en place. Depuis l’an dernier, la comptabilité environnementale du groupe répertorie également, et ce de manière systématique, le nombre de voyages en avion et les émissions engendrées. Un programme de compensation de ces émissions est actuellement à l’étude, même si le groupe favorise ldéjà e train. Ainsi, 620 000 kilomètres ont été parcourus sur les rails en 2005. Enfin, la flotte de véhicules d’entreprise se voit remplacée petit à petit par des modèles hybrides ou fonctionnant au gaz. Aides de la région En ce qui concerne le mode de production, le groupe cherche à minimiser la quantitié d’énergie nécessaire à la fabrication des produits, et vise la réduction, le recyclage et le triage des déchets industriels. Une première phase expérimentale a été menée en remplaçant le verre utilisé pour les lotions pour bébés par du P.E.T. Si l’expérience devait se montrer concluante, le schéma sera reproduit sur d’autres produits de la chaîne Weleda. L'aide étant bien présente en Allemagne s'agissant du soutien aux nouvelles technologies environnementales, le groupe bénéficie de l’appui du Land, conservateur, de Bade-Wurtemberg, où siège la branche allemande du groupe. En France, un processus similaire est engagé chez Natures et découvertes. L’entreprise française a ainsi recruté en mars 2007 Emmanuelle Paillat, chargée de dresser le bilan carbone de N&D et de le traduire en données comptables. Il s’agit donc d’identifier et de répertorier les activités de l’entreprise les plus émettrices de GES grâce à l’outil de référence élaboré par l’Ademe et l’expert Jean-Marc Jancovici. Chez N&D, ce sont les frets de marchandises, l’emballage des produits ainsi que les déplacements professionnels qui font l’objet d’une attention particulière. « Mais après, qu’est-ce qu’on fait pour s’améliorer ?, » s’interroge Emmanuelle Paillat. « Et bien, on compte, on contrôle et on propose des solutions. » Relais sociaux Crée en 1921, le groupe Weleda emploie 1,800 salariés répartis dans 17 pays. Le chiffre d’affaire du groupe, certifié ISO-14001, dont le siège est à Arlesheim en Suisse, a augmenté de 14% en 2006 pour atteindre 200 millions d’euros, avec un bénéfice de 6,1 millions d’euros. Le marché allemand est particulièrement porteur, puisque Weleda Allemagne affiche un chiffre d’affaire de 112,6 millions d’euros pour 2006, soit une hausse de 10,8% par rapport à l’année précédente.
Weleda en France
Le groupe vient d’ouvrir un « espace Weleda » dans le huitième arrondissement, destiné à mieux faire connaître ses produits à la clientèle française. Il sera également présent au salon « Planète durable » qui se tient du 10 au 13 avril à Paris. Rappelons que le siège du groupe en France se trouve à une trentaine de kilomètres au sud de Mulhouse. Or, le groupe tient à souligner que « malgré sa situation dans un bassin d’emploi relativement restreint, l’entreprise entend contribuer à l’emploi des personnes handicapées et recrute régulièrement des collaborateurs en partenariat avec Cap emploi Alsace. »
Mais ce ne sont pas les différentes performances économiques et industrielles, ni même la palette des produits proposés qui distingue Weleda de Nature et Découvertes, mais une philosophie, l’anthroposophie. Il s’agit, selon Weleda France, d’une « éthique originale, fondée sur la qualité des produits, l’harmonie recherchée avec l’Etre humain et la Nature et l’insertion dans une organisation humaine étroitement solidaire. » La philosophie du groupe trouve des relais dans des pans entiers de la société allemande qui mettent en pratiques les principes anthroposophiques. Ainsi, les écoles Waldorf, véritable bras pédagogique. On compte 200 écoles Waldorf dans le pays, 27 pour la seule ville de Berlin, sans compter les crèches (Weleda a créée sa propre crèche Waldorf pour ses salariés), cliniques et centres de soin, destinés notamment aux soins pour les personnes handicapées physiques ou mentales (voir l’encadré). La finance n’échappe pas aux « anthros », comme on les appelle ici, avec la banque GLS, l’institution pionnière en Allemagne en matière d’ISR. Enfin, l’agriculture a sa place de choix, avec Demeter, producteur et distributeur de produits issus de l’agriculture biologique. Aussi, l’engagement environnemental va de soi, d’autant que le groupe tire sa principale richesse de la culture de plantes médicinales. Parmi les derniers projets environnementaux mis en place se trouve une roseraie en Turquie et des plantations d’arnica en Roumanie. Weleda s’est également engagé dans l’initiative « Business and Biodiversity » lancée par le Ministère de l’environnement. A cela s’ajoute l’engagement social, avec une politique qui se veut respectueuse envers les salariés comme la société civile.
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