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"Lutter contre toutes les nuisances liées à la voiture." L'objectif peut sembler un peu étonnant pour l'inventeur du concept de "centre auto". C'est pourtant l'un des axes stratégiques choisis par Norauto. En mars 2003, l'entreprise a d'ailleurs été distinguées par Tokia Saïfi, Secrétaire d'Etat au développement durable, qui est venue, en personne, remettre au directeur du centre Norauto d'Argenteuil la certification ISO 14001. "Ce centre donne au développement durable une traduction concrète", avait-elle déclaré, encourageant ainsi Norauto dans sa démarche environnementale. Seize autres centres devraient suivre l'exemple d'Argenteuil d'ici la fin de l'année sur les 165 que compte le groupe dans l'hexagone. Comme nombre de mesures ayant trait au développement durable, la certification ISO 14001 prend du temps. Pour le centre d'Argenteuil, il a ainsi fallu compter un an entre la décision de certification et la certification proprement dite.
Toutefois, chez Norauto, la prise en compte des problématiques environnementales n'est pas nouvelle et le service environnement existe depuis 1995. "Le développement durable passe par une sensibilisation de l'ensemble du personnel, souligne Blandine Sardou, responsable environnement du groupe. Du directeur à la caissière en passant par le chef d'atelier, tous les employés d'un centre doivent acquérir le réflexe environnement." Les centres qui réunissent garage et magasin d'accessoires pour les voitures, ont , pour chacune de leurs activités, mis en place des bonnes pratiques environnementales. Ainsi, une batterie usagée fait l'objet de tous les soins. Il est d'abord systématiquement proposé à un client qui achète ou fait poser une batterie neuve de ramener l'ancienne. Une fois récupérée, celle-ci est séparée en trois éléments : plastique, plomb et acide. Ces déchets sont ensuite traités et parfois recyclés. Le plomb sert pour la réalisation de nouvelles batteries, le plastique est utilisé pour la fabrication de granulats utiles pour d'autres pièces automobile et l'acide est réintégré dans le circuit de production. Enfin, depuis 1999, tous les déchets récupérés par les centres Norauto sont répertoriés dans une base de données qui permet de comptabiliser exactement le nombre et le type de déchets et facilite le bilan environnemental de l'activité.
Estimant à plus de 2 millions d'euros le coût de sa politique environnementale en France (pour un chiffre d'affaires de 790 millions d'euros généré par l'ensemble du groupe), Norauto insiste sur les deux postes sur lesquels porte principalement l'effort financier : le traitement des déchets et la formation. S'agissant des déchets, les centres doivent prévoir des locaux pour le stockage et financer ensuite le transport. Norauto prend, par exemple, en charge la location de bennes pour l'enlèvement des pneus usagés depuis leurs centres jusqu'aux usines où il seront utilisés comme combustible. Côté formation, tous les collaborateurs d'un centre certifié ISO 14001 en ont suivi une en rapport avec le traitement des déchets. "L'environnement, cela implique tout le monde, insiste Blandine Sardou, et les salariés sont généralement demandeurs de ce type de formation." Dans les salons professionnels ou en entretien de recrutement, les services de ressources humaines mettent d'ailleurs souvent en avant cet engagement de Norauto ce qui motive généralement d'autant plus les salariés.
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