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« Ni vision misérabiliste, ni gaspillage éhonté. Nous avons une vision très claire d’un luxe respectable, mais aussi d’un luxe raisonnable ». C’est en quelque sorte la « doctrine » du Fouquet’s Barrière, le palace 5 étoiles parisien -émanation de la célèbre brasserie- situé à l’angle des Champs Elysées et de l’avenue George V. Ce « Luxe Respectable© », concept à l’origine de la politique développement durable du groupe Lucien Barrière, propriétaire du Fouquet’s, est même une marque déposée! Mais au-delà des aspects de communication, le groupe a aussi obtenu la triple certification ISO 9001, ISO 14001 (environnement ) et SA 8000 (respect des droits de l’homme et de l’enfant) ; cette dernière étant plus particulièrement destinée à ses fournisseurs. Car la politique durable du Fouquet’s est essentiellement axée sur l’environnement et l’éco-responsabilité des clients, à qui le palace offre la possibilité de choisir une offre « verte » de services - ou pas. « Le luxe implique de toujours donner aux clients le choix et de leur laisser leur libre arbitre, explique Eric Boonstoppel Directeur général de l’Hôtel Fouquet’s Barrière. Il n’est pas question de les culpabiliser, mais de leur proposer de manière discrète et subtile des alternatives écologiques . Une approche trop répressive ne marcherait pas ». Concrètement, les clients peuvent choisir une limousine classique ou une limousine hybride, opter pour une offre de séjours intégrant une compensation carbone, procéder au tri sélectif dans leur chambre, disposer d’une borne de recharge pour les véhicules éléctriques, choisir la restauration bio et équitable ainsi que des soins écologiques au SPA, etc. Le palace est également partenaire de Néocab, une compagnie parisienne de voitures hybrides, et met à disposition de ses clients des solex et vélos électriques verts...
| Les hôtels Concorde aussi |
L’heure est décidément au développement durable dans l’hôtellerie de luxe. Le même jour que le Fouquet’s Barrière, Concorde Hotels & Resorts qui détient entre autres Le Crillon à Paris, le Martinez à Cannes et des hôtels Concorde un peu partout dans le monde, dévoilait sa politique de responsabilité sociale. Une nouveauté pour la « collection d’hôtels » qui jusque là avait des actions environnementales et sociales éparses. Si certains palaces travaillent déjà à la réduction de leur consommation d’énergie, approvisionnent largement leur restaurant en produits locaux, ou utilisent des produits d’accueils et d’entretien Eco-cert, il s’agit désormais de généraliser les pratiques, notamment grâce à un bilan carbone qui devrait être disponible dès novembre. Côté social, Concorde se focalise essentiellement sur sa politique diversité et la formation de ses 2300 collaborateurs. Un partenariat a également été signé avec l’ONG Care.
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Aujourd'hui, les achats de produits responsables représentent 12% du total des achats du Fouquet’s. L’ensemble des fournisseurs pour l’alimentaire ont signé une charte éthique garantissant leur implication dans cette démarche - seuls 3 d’entre eux sur 250 ont refusé. A titre d'exemple, la gamme POP Earth de Pommery, issue de l’agriculture raisonnée et dont le poids de la bouteille a été allégé de 30%, constitue désormais l’essentiel de l’offre. Et un simulateur de golf dernier cri, « Golfzon », a été installé sur la terrasse de l’Hôtel pour permettre aux clients de découvrir -ou redécouvrir- les plus prestigieux parcours du monde sans émettre un gramme de CO2… « L’époque de l’ostentatoire est révolue » « Le fait de donner le choix aux clients en restant neutre s’avère efficace. Ils choisissent par exemple à 90% la limousine hybride », souligne Eric Boonstoppel. Un détail pourrait-on rétorquer, mais un vrai tournant pour le groupe, « qui a donné lieu à de nombreuses discussions », précise-t-il. Selon lui, la période est propice à ce repositionnement et l’image « bling bling » de l’établissement appartient à une époque révolue. « La crise a modifié les comportements, assure le directeur général du Fouquet’s. L’ostentatoire n’a plus la cote, les clients viennent chercher des relations de proximité ». L’hôtel a également voulu assoir sa légitimité en devenant, en 2008, le 1er palace parisien à établir son bilan carbone. Sans grande surprise, 80% des émissions sont dues au transport des clients, venus des quatre coins du monde, 8% des déplacements du personnel et des fournisseurs, et le reste de la consommation d’eau et d’énergie. Le Fouquet’s s’est néanmoins fixé un objectif de 20% de réduction des émissions à horizon 2020 et sensibilise ses clients en leur proposant une offre de compensation carbone. Côté « back office », un programme de tri sélectif a permis de recycler vers la biomasse 30 tonnes de déchets en 2009 ; et l’hôtel est actuellement en train de mettre au point une gamme de linge issue de l’agriculture biologique, produite en commerce équitable et tissée en France.
Enfin, l’Hôtel a obtenu la certification "LECS" (Luxury Eco Certification Standards) par l’organisme Sustainable Travel International qui promeut le voyage responsable. L'audit préalable a été réalisé par le bureau Leading Quality Assurance, qui contrôle les engagements pris par l’hôtel sur le plan social et environnemental. Un cahier des charges de quelque 100 critères doit être respecté pour obtenir ce label.
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