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Pendant une semaine, du 2 au 8 juin 2003, quand un automobiliste ira laver sa voiture dans l'un des 515 centres Eléphant Bleu en France, il repartira peut-être avec un dépliant le senbilisant au capital que représente de l'eau qu'il vient d'utiliser. La brochure, intitulée " L'eau est précieuse, 8 conseils pour l'économiser ", présente des informations chiffrées sur le gaspillage de l'eau (4 litres par heure pour un robinet qui fuit par exemple) et donne des conseils pour une consommation plus raisonnable (préférer la douche au bain !). Ces gestes simples sont régulièrement mis en avant par toutes sortes d'organismes mais il devient de plus en plus urgent de les mettre en oeuvre compte tenu de la raréfaction prévisible des ressources en eau. La cible des automobilistes n'est pas dénuée d'intérêt, ces derniers étant loin d'être les plus mobilisés sur les questions environnementales. C'est le raisonnement qu'a tenu l'enseigne Eléphant Bleu, comme l'explique Yves Brouchet, directeur général : " Concernant les automobilistes, le travail de de sensibilisation est important. D'autant plus si on regarde le chiffre suivant : plus de 50 % des Français lavent leur voiture chez eux, ignorant qu'ils sont les plus gros pollueurs, puisqu'ils rejettent dans les nappes phréatiques, via leurs eaux usagées, des hydrocarbures ou encore des métaux lourds provenant de la voiture encrassée ". Une enquête réalisée régulièrement par la Sofres pour l'Eléphant Bleu, afin d'estimer la sensibilité des automobilistes à l'environnement, confirme d'ailleurs cet état de fait, " puisqu'une personne sur dix seulement se sent impliquée, c'est-à-dire se pose la question de l'impact du lavage de sa voiture ", rappelle Yves Brouchet.
Une question de qualité... et de quantité
La consommation d'eau est le premier poste à surveiller. En effet, un lavage maison peut nécessiter 100 litres d'eau si l'automobiliste utilise un seau et une éponge. Si le nettoyage est fait au jet, on atteint vite les 500 litres. Les responsables d'Elephant Bleu ont conscience que leur campagne ne va pas atteindre les particuliers qui ne viennent pas dans ses centres. Ils espèrent que les médias, en faisant connaître la réalité des chiffres et des conséquences de chaque mode de lavage, inciteront à une prise de conscience... et par ricochet, inviter les gens à avoir recours à des modes de lavage plus écologiques. " Dans nos centres de lavage, nous nous efforçons d'être exemplaire, explique le directeur général d'Eléphant Bleu. La consommation d'eau est de 50 litres en moyenne par voiture lavée. Là où un portique de lavage automatique avec rouleaux requiert environ 200 litres d'eau. Mais si nous faisons attention à la quantité, nous nous occupons surtout depuis longtemps de la qualité de l'eau utilisée, et de son impact sur les voitures comme sur l'environnement. " D'ores et déjà, la semaine du développement durable, dont la première édition a pour thème " le quotidien du citoyen durable ", va être l'occasion pour l'enseigne de mieux communiquer sur ses efforts en matière d'environnement : " recours à une technologie utilisant la pression, donc ayant moins besoin de produits chimiques, utilisation d'un savon biodégradable à 90 % et au PH alcalin, traitement des eaux usagées avant retraitement par les centres municipaux, grâce à des bacs de rétention et de décantation situés sous les véhicules... ". Mais la nouveauté intéressante est au stade de l'étude et du test pour l'instant. L'Eléphant Bleu souhaiterait pouvoir recycler l'eau récupérée après élimination des boues et des hydrocarbures, afin de la réutiliser pour d'autres lavages. L'opération ainsi menée permettrait d'économiser de 50 à 70 % de l'eau utilisée, ramenant la consommation aux environs de 18 litres par lavage, au lieu de 50. Bien sûr, ce système, dont on imagine aisément le bénéfice environnemental, nécessiterait une technologie sophistiquée, donc un investissement important pour chaque franchisé ou propriétaire de stations. Les résultats de l'étude économique et technique seront connus en 2004. Elles permettront de savoir si ce système peut connaître un développement durable ou... tomber à l'eau !
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