2003 est une année charnière pour notre filière

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Publié le 19-08-2003

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L'énergie solaire est de plus en plus compétitive et commence à être employée pour de grands chantiers d'électrification. Pour mieux comprendre quels sont les enjeux de la filière du solaire en France, interview d'Arnaud Mine, PDG de la filiale française du numéro 1 mondial du solaire : Apex BP Solar.

Qu'est-ce qu'Apex BP Solar France ?
Arnaud Mine : La société Apex a été crée en 1991 et fait maintenant partie du groupe BP, depuis 1999. La filiale française emploie 100 personnes afin de répondre à sa double mission. Nous sommes le centre d'excellence mondiale de l'entreprise pour tout ce qui touche à l'électronique. Nos équipes développent ainsi les systèmes de contrôles et de commandes des différentes gammes de l'entreprise. Nous sommes également opérateurs des solutions d'Apex BP Solar sur la France, les DOM-TOM et l'ensemble de l'Afrique.

Quelles sont vos perspectives de développement ?
Arnaud Mine
: Je pense qu'elles sont très prometteuses. Nous sommes actuellement à l'aube d'une mutation majeure du secteur de l'énergie. L'avenir spécifique de la filiale française n'est toutefois pas entièrement entre nos mains. Dans le contexte actuel du débat sur l'énergie, nous sommes dans une fenêtre de tir qui risque de grandement orienter les filières énergétiques pour les années qui viennent. Nous espérons que les contraintes budgétaires actuelles, qui favorisent les solutions les moins onéreuses, ne contribueront pas à marginaliser l'offre de notre filière dans la stratégie énergétique française. 2003 constitue donc une date charnière pour notre filière.  

Existe t-il des freins à votre développement ?
Arnaud Mine : Avec une croissance annuelle de 30%, je ne parlerai pas vraiment de freins. Certaines spécificités françaises des mécanismes de promotion des énergies renouvelables mériteraient sans doute toutefois d'être ré-étudiées, comme l'illustre le problème du resserrement budgétaire de l'ADEME. Si l'Etat mettait en place des mesures d'aides pérennes comme des abattements fiscaux, la mise en place de notre stratégie industrielle serait grandement simplifiée.
Notre société souffre également, sur le marché africain, du peu d'intérêt que porte la coopération française à nos projets. Nos concurrents espagnols parviennent, sans trop de difficultés, à financer des projets de 40 millions de dollars grâce aux aides au développement allouées par leur gouvernement. En France, nous sommes encore malheureusement loin de ce type de montants.

P.M.Coupry
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