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La soirée de remise des Trophées du développement durable, avait lieu aux Docks de Saint-Denis (93). Dix équipes de salariés devaient être primées, pour leur projet ou leur réalisation intégrant les principes du développement durable. L'originalité des initiatives semblaient avoir donné le ton de la soirée : en lieu et place de l'habituel podium où se succède représentants et partenaires de l'entreprise, c'est un journaliste plus habitué aux débats citoyens, Rachid Arhab, qui a, tour à tour, invité la secrétaire d'Etat au développement durable Tokia Saifi, le président d'EDF, François Roussely, la directrice du développement durable, Claude Nahon, puis plus tard, les diverses lauréats et des membres du jury à le rejoindre sur une scène transformée en salon de jardin, avec tables en teck et plantes en pots. Charbon recyclé C'est un Polonais, Adam Bober, de Rybnik, qui a reçu le premier Trophée. Dans un petit film présentant son initiative mise en place en 2002, on voit comment trois salariés d'EDF ont aidé à la construction d'un établissement de récupération du charbon stocké au sein de terrils miniers du Sud de la Pologne. Valorisés, ces " déchets " de charbon permettent la production d'électricité par la centrale de Rybnik. Très concrètement, le reportage décrit les avantages induits et durables de cette solution : sur le plan environnemental, préservation du terrain minier et économie d'autres sources d'énergies. " Le déchet devient un produit ", a souligné, ravie, Claude Nahon. Sur le plan social, création de nouveaux emplois. Enfin, sur le plan économique, partenariat avec d'autres entreprises et la mairie de Czerwionka-Leszczyny. " Les salariés qui ont eu envie de participer ont beaucoup réfléchi aux trois dimensions, témoigne Yvon Rosconval, responsable du projet au sein d'EDF. Là où nous en demandions au minimum deux, sans contradiction avec la troisième, ils faisaient en sorte de réunir les trois pour être sur de réussir. D'ailleurs, les projets (2/3 des dossiers) étaient souvent plus aboutis sur cette réflexion des trois aspects, compte tenu de l'information récemment diffusée, que certaines réalisations plus anciennes. " Une succession de bonnes idées Au total, 5 projets et 5 réalisations ont été primés : enlèvement et valorisation en bois de chauffage des déchets flottants du Rhin (Strasbourg), remplacement de groupes électrogènes par des panneaux photovoltaïques sur les postes de surveillance de plages (Orléans), retraitement en matériaux de remblais des poteaux en béton mis en décharge (Toulouse), traitement d'un effluent aqueux utilisé par les papetiers et valorisation en électricité (biomasse) (Paris), mobilisation des salariés et d'un village pour l'obtention de la certification Qualité, Sécurité, Environnement pour une centrale thermique (Côte d'Ivoire), deuxième vie pour des véhicules EDF remis en état par des élèves en formation et donnés à des petites entreprises, élagage par des stagiaires en insertion avec création de postes (Villejuif), gestion commerciale adaptée pour clients nécessiteux (Argentine), mise en place d'un module sur l'électricité dans un cours d'alphabétisation (Paris). Le jury, composé de membres d'EDF mais aussi de personnalités comme Anne-Marie Ducroux (présidente du CNDD) ou Stuart Williams (ATD Quart-monde), a été impressionné par la qualité des projets et la conviction des salariés. Des salariés informés du concours via une grande campagne en novembre 2002, comme le rappelle Yvon Rosconval : "Nous avons apposé des affiches en dix langues, et mis à dispositions des salariés des kits avec un CD-Rom pour expliquer le développement durable, les conséquences des pratiques de chacun... Mais ces CD-Rom ont donné lieu à des réunions d'informations, pour une large sensibilisation." Et après ? La perennité d'une sensibilisation au développement durable signerait le succès à long terme de ces trophées. Pour l'instant, 2 000 salariés d'EDF sur 150 000 ont participé. " La difficulté, et tout l'enjeu, concède Yvon Rosconval, est maintenant de poursuivre cette émulation, c'est-à-dire le travail de sensibilisation, en mettant en œuvre les projets primés et en suivant de près les autres. Nous souhaitons nous donner du temps pour la prochaine édition des Trophées car il est préférable de montrer que tout cela s'inscrit sur la durée, et privilégier le foisonnement d'idées. "
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