| Cette rubrique traite de la question de la finance off-shore, de l'implantation des multinationales dans ces territoires, et de leur inscription à l'agenda politique du G20, présidé par la France en 2011. Les paradis fiscaux représentent entre 800 et 1000 milliards d'euros, un poids considérable dans l'économie mondiale mais opaque, un véritable trou noir de la mondialisation. Filiales, société écrans, transferts de dettes d'une filiale à l'autre, caisses noires : au total, la moitié des transactions commerciales dans le monde transitent par les paradis fiscaux. Les multinationales européennes y sont toutes implantées sans avoir à donner d'explications sur l'activité de ces filiales, les bénéfices, le nombre de personnes employées, etc. Ces détournements d'argent nuisent aux pays du Sud et à leur developpement économique, dans la mesure où les entreprises parviennent à échapper au versement d'impôts à travers différents mécanismes. Autre conséquence : les investissements étrangers en Chine, par exemple, sont réalisés à 71% par des fonds qui proviennent de Hong Kong, Singapour, les Iles vierges britanniques, les Iles Caïman et l'Ile Maurice. L'utilisation de ces territoires fausse complètement les indicateurs de l'économie mondiale, pourtant indispensables pour détecter les grands déséquilibres de la mondialisation et mondiaux et permettre eux gouvernements d'agir. |