Lexique

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Obésité

Selon une définition purement médicale, l'obésité, c'est un excès de masse grasse qui entraîne des inconvénients pour la santé. La mesure pour calculer cette masse grasse est l'IMC (Indice de Masse Corporelle), elle tient compte de la taille et du poids de la personne : un IMC entre 18,5 et 25 correspond à une corpulence normale, entre 25 et 30 à un surpoids et au-delà de 30 à une forme d'obésité. En France, plus de 15% de la population adulte (soit 8 millions de personnes) est obèse, 30% de la population adulte à un IMC supérieur à 25 et 5 % des enfants sont en situation d'obésité.

On considère l'obésité comme une maladie chronique, c'est un véritable phénomène de société dans l'ensemble des pays industrialisés; les principales causes de l'obésité sont : l'évolution des rythmes de vie, l'alimentation et la réduction de l'activité physique. Les risques liés à l'obésité sont nombreux, on trouve principalement un risque accru de développer une maladie cardio-vasculaire comme : l'hypertension artérielle, une maladie coronaire, un infarctus du myocarde, un AVC (accident cardio-vasculaire). Mais les personnes atteintes d'obésités sont aussi plus fréquemment touchées par le diabète de type II, l'arthrose des membres inférieurs, l'apnée du sommeil, les cancers du côlon et du sein ou encore les calculs de la vésicule biliaire.

En plus de ces complications physiques, l'obésité peut être une source de problèmes psychologiques, car elle n'est pas facile à assumer dans la vie de tous les jours ou au travail. C'est d'ailleurs une cause de discrimination à l'embauche et de brimades sur le lieu de travail qui n'est pas encore bien reconnu. L'obésité constitue un véritable handicap dans la vie professionnelle. Selon une enquête Ifop menée fin 2013, ce serait même la deuxième cause de discrimination d'après les employés juste après celle de l'origine ethnique. L'obésité s'avère être un réel frein à l'embauche et à l'évolution professionnelle, pourtant, cette discrimination est punie par la loi, au même titre que les discriminations liées à l'origine ou au sexe.

Dans nos sociétés où l’apparence physique compte énormément, les recruteurs n'ont pas nécessairement conscience de la discrimination causée lorsqu'ils choisissent une personne présentant un IMC sous la barre des 25 plutôt qu'une autre qui serait en situation d'obésité. Aujourd'hui, il n'y a pas encore de véritable politique de sensibilisation en la matière, mais elle va s'avérer inévitable et nécessaire au vu du nombre grandissant de personnes obèses en France.

Objectifs de développement durable (ODD)

Les Objectifs de Développement Durable sont des objectifs mondiaux créés fin 2015 en dehors de l’assemblée générale des Nations Unies. 193 dirigeants se sont mis d’accord sur des objectifs précis à poursuivre durant les 15 prochaines années. Ils s’adressent à tous, États comme entreprises ou société civile. Ces objectifs s’inscrivent actuellement dans le programme de développement : « Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ».

Celui-ci vise à

-       Mettre fin à l’extrême pauvreté

-       Lutter contre les inégalités et l’injustice

-       Régler le problème du changement climatique

Les ODD ont en partie été construits sur les fondations des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui regroupaient alors 8 objectifs concernant la lutte contre la pauvreté des années 2000 à 2015.

Ils s’inscrivent dans la poursuite des OMD en fixant 17 objectifs mondiaux qui seront poursuivis entre 2015 et 2030.

1.      L’éradication de la pauvreté

2.      La lutte contre la faim

3.      L’accès à la santé

4.      L’accès à une éducation de qualité

5.      L’égalité entre les hommes et les femmes

6.      L’accès à l’eau salubre et l’assainissement

7.      Garantir l’accès aux énergies renouvelables 

8.      L’accès à des emplois décents

9.      Promotion de l’innovation et des infrastructures durables

10.  La réduction des inégalités

11.  La création de villes et de communautés durables

12.  Instaurer la consommation responsable

13.  La lutte contre le changement climatique

14.  La protection de la faune et de la flore aquatiques

15.  La protection de la faune et de la flore terrestres

16.  La justice et la paix en assurant notamment l’accès à la justice avec des institutions responsables

17.  Renforcer les partenariats pour les objectifs mondiaux    

Objectifs du Millénaire pour le développement

Fixés en 2000 par les 193 États membres des Nations Unies à New York, les 8 OMD (Objectifs du millénaire pour le développement) doivent, en principe, être atteints d’ici 2015 :

  1. Réduire l’extrême pauvreté et la faim : diviser par deux la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour et dans les mêmes proportions celle qui souffre de faim.
  2. Assurer l’éducation primaire pour tous : donner à tous les enfants, garçons et filles, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires.
  3. Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes : éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d’ici à 2005, si possible, et à tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard.
  4. Réduire la mortalité infantile de deux tiers pour les enfants de moins de 5 ans.
  5. Améliorer la santé maternelle : réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle.
  6. Combattre le VIH, le paludisme et autres maladies : stopper la propagation du VIH, maîtriser le paludisme et d’autres grandes maladies, et commencer à inverser la tendance actuelle.
  7. Assurer un environnement durable : intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales, inverser la tendance actuelle à la déperdition de ressources environnementales, réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable et améliorer sensiblement la vie d’au moins 100 millions d’habitants de taudis d’ici à 2020.
  8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement : mise en place d’un système commercial et financier multilatéral ouvert, fondé sur des règles, prévisible et non discriminatoire.

En juin 2010, un rapport a été publié sur l’état d’avancement des Objectifs du millénaire pour le développement. L’ONU a reconnu que le bilan, 5 ans avant l’échéance, était plutôt mitigé et que les avancées étaient insuffisantes.

Les indicateurs concernant le SIDA, la faim, le développement durable et le maintien de la biodiversité étaient mauvais lors de ce bilan. En revanche, la lutte contre la déforestation ainsi que la surpêche semblaient avoir cessé de croître. D’après l’ONU, ce manque de réussite des OMD serait lié à un manque d’engagement et de moyens.

Obligations vertes

L’obligation verte, ou Green bond, est un titre de dette émis sur un marché financier et destiner à financer des projets de lutte contre le réchauffement climatique, de soutien à la transition énergétique, etc.

Les obligations vertes sont un levier du financement des projets de transition énergétique.  La France cherche à être leader sur ce marché. Depuis 2014, la finance verte prend son essor, les obligations vertes étant un moyen privilégié de pouvoir trouver les fonds nécessaires au financement de la transition énergétique.

Les obligations vertes ont connu une rapide expansion. Le marché des obligations vertes est estimé à plus de 70 milliards de dollars en 2016 (Moody’s) et devrait continuer à croître ces prochaines années.

Pour qualifier de « vertes » ces obligations, il est nécessaire de disposer de critères partagés par tous les investisseurs.  En marge de la COP 21, vingt-sept investisseurs ont consignés dans la « Déclaration de Paris sur les Obligations vertes » du 9 décembre 2015 un appel à une clarification des critères afin de servir de base commune à un essor diffus des obligations vertes. Le principal souci de l’obligation verte est que sa qualification revient à celui qui en est l’émetteur, c’est la raison pour laquelle l’adoption de critères partagés universellement est indispensable. Les acteurs du domaine plébiscitent donc un standard permettant de qualifier les obligations vertes et qui ne soit ni trop exigeant afin de favoriser l’essor du marché, ni trop souple, afin de renforcer la crédibilité et l’efficacité du dispositif financier. 

Obsolescence programmé

L’obsolescence programmée est l'ensemble des techniques destinées à réduire la durée de vie ou d'utilisation d'un produit pour en favoriser l’achat de nouveaux.

Elle est définie par la loi française comme « l'ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d'utilisation potentielle de ce produit afin d'en augmenter le taux de remplacement ».

Il existe plusieurs types d’obsolescence programmée :

-       L’obsolescence psychologique. Il désigne l’obsolescence par effet de mode : le consommateur remplace le produit passé de mode ou ne répondant plus à ses demandes d’innovation (design, fonctionnalités …).

-       L’obsolescence fonctionnelle. Le produit arrête de fonctionner ou ne peut plus remplir sa fonction première du fait d’un défaut technique.

-       L’obsolescence indirecte. Le produit n’est plus utilisable à cause d’un produit associé qui ne fonctionne plus et qui n’est ni réparable ni remplaçable. Exemple : un chargeur de téléphone plus commercialisé.

-       L’obsolescence de service après-vente. Il s’agit d’un produit qui ne peut pas être réparé par le fabricant, car il n’y a pas de service après-vente à cet effet, et qui coûterait plus cher à faire réparer qu’à renouveler.

Les enjeux qui sont liés à l’obsolescence programmée sont majoritairement liés à des questions de protection de l’environnement. En effet, la production de produits avec obsolescence programmée engendre des pollutions et des coûts importants qui ne sont nécessaires que pour la pérennité des entreprises qui les produisent. Mais cela a également des implications sociales, en termes d’emplois dans les réseaux de réparations par exemple ou d’inégalités sociales. 

OGM

Les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) sont des organismes (plante, animal, bactérie, virus) dont le patrimoine génétique a été modifié artificiellement afin de le doter de propriétés n'existant pas à l'état naturel. Cette pratique s'est surtout développée pour les espèces végétales.

Les risques liés aux OGM, tiennent tout d'abord au fait même d'insérer dans un organisme un élément étranger, qui peut le rendre toxique ou allergénique.

Il y a également un risque de dissémination, accidentelle ou volontaire, de l'OGM dans l'environnement. Ainsi, si ses nouvelles propriétés biologiques lui confèrent un avantage sélectif, l'OGM peut envahir des écosystèmes, se développer au détriment d'autres organismes et mettre en danger la biodiversité.

L'autre problème concerne la question du flux des gènes, c'est-à-dire le passage du nouveau gène à des espèces apparentées ou non à l'OGM.

Enfin, la pratique du brevetage des gènes fait l'objet d'un conflit entre des grandes puissances industrielles chimico-pharmaceutique ou biotechnologiques qui possèdent des brevets sur les OGM et en exigent la commercialisation rapide dans les domaines agricole et animal, et des ONG qui dénoncent cette opportunité pour des firmes multinationales de s'approprier les ressources génétiques de la planète. Le système des brevets sur les OGM peut poser des problèmes économiques au pays du sud. Dans le domaine agricole, l'introduction de plantes brevetées modifie les pratiques et enferme les paysans dans une logique de dépendance vis-à-vis des firmes productrices.

ONG

De manière générale, on entend par Organisation Non Gouvernementale (ONG) toute organisation d’intérêt public qui ne relève ni de l’État ni d’une institution internationale. 
Le terme « organisation non gouvernementale » n’est pas clairement défini dans le droit international, même s’il est mentionné en 1945  à l’article 71 du chapitre 10 de la Charte des Nations Unies.

En France,  « le Conseil Économique et Social peut prendre toutes les dispositions utiles pour consulter les organisations non gouvernementales qui s’occupent de questions relevant de sa compétence ». Par la suite, la résolution 288 B du 27 février 1950 du Conseil Économique et Social précise qu’une ONG est une « organisation qui n’est pas créée par voie d’accords intergouvernementaux ». Mais nombreuses sont les associations et organisations n’ayant pas le statut consultatif auprès des Nations Unies, ce qui limite l’intérêt de cette définition. 

Le terme ONG n’est pas mieux défini au niveau du droit français, même si la grande majorité des ONG françaises ont le statut d’association loi 1901

En revanche, sa définition a été précisée grâce aux apports de la sociologie politique. De ce point de vue, les principaux critères définissant une ONG sont :

  • l’origine privée de sa constitution
  • le but non lucratif de son action
  • l’indépendance financière
  • l’indépendance politique
  • la notion d’intérêt public

À défaut de trouver des critères précis de ce qu’est une ONG, les organisations comme l’ONU ou l’Union Européenne ont établi une liste des ONG reconnues comme étant des interlocuteurs de confiance. L’ONU possède un comité chargé des ONG rattachées à son Conseil Économique et Social (ECOSOC). Actuellement, il accorde un statut consultatif à 27 237 ONG. 400 autres sont reconnues par la Commission du Développement Durable.

On peut distinguer deux types d’ONG :

  • les ONG humanitaires qui aident au développement ou qui sont spécialisées dans l’aide d’urgence, par exemple Médecin Sans Frontières, Action contre la faim, La Croix Rouge, etc.
  • les ONG de plaidoyer qui ont pour objectif la défense d’une opinion, d’un groupe de personne ou d’une cause, comme Greenpeace, OXFAM, CCFD terre solidaire, WWF, Reporters sans Frontières, etc.

Depuis les années 2000, les ONG se professionnalisent de plus en plus, ce qui leur donne plus de crédit lors de grands sommets internationaux. l'origine privée de sa constitution

  • le but non lucratif de son action
  • l'indépendance financière
  • l'indépendance politique
  • la notion d'intérêt public

Optimisation fiscale

L'optimisation fiscale est accessible à tous les contribuables (particuliers et professionnels). Il s'agit de repérer toutes les possibilités de réduire sa fiscalité. Cela passe généralement par des investissements. Le but de ces niches fiscales est d'encourager certains investissements dans des secteurs particuliers en contrepartie d'une économie d'impôts pour le contribuable qui les effectue.

L'optimisation passe aussi par une délocalisation des charges déductibles de l'impôt dans un pays à forte fiscalité et par un transfert d'un maximum de produits dans un pays à la fiscalité faible.

Contrairement à l'évasion fiscale ou à la fraude fiscale, l'optimisation est un moyen légal, mais très controversé de payer moins d'impôts. L'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique) a mis en place un plan de lutte en 15 actions contre l'optimisation et la fraude fiscale à la demande du G20. Ce plan d'action international se nomme le "projet BEPS" (érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfice), il s'attaque principalement aux instruments fiscaux légaux utilisés de manière détournée par les grandes sociétés pour ne payer aucun impôt. Ce projet vise à instaurer plus de transparence sur les chiffres des multinationales afin qu'elles puissent être contrôlées au même titre que les petites entreprises.