Lexique

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Nanomatériaux

Les nanomatériaux ou nano-objets sont issus des nanotechnologies, ce sont des matériaux qui possèdent des propriétés particulières de par leur taille et leur structure nanométrique. Ils sont composés de nanoparticules qui sont manufacturées, c’est-à-dire façonnées par l'homme, dont la taille est comprise entre 1 et 100 nanomètres.

Aujourd'hui, l'utilisation des nanomatériaux est en plein développement, elle permet des innovations dans le secteur de la santé et de l'industrie mais elle n'est pas sans risques pour l'environnement.

Les nanomatériaux actuellement les plus étudiés sont : les nanotubes de carbone (vêtements plus résistants, gilets pare-balles, remplacement de la fibre de carbone), nanoparticules métalliques (crèmes solaires au dioxyde de titane, désodorisants dans les chaussettes), nanopoudres céramiques (implants osseux)...

La très petite taille de ces nanomatériaux fait leur force mais aussi leur danger. Il existe des risques toxicologiques avec les nanoparticules car, de par leur taille, elles se comportent comme des gaz et passent à travers les muqueuses, la peau et toutes les barrières des êtres vivants. Les risques varient en fonction des nanomatériaux et du mode d'exposition (inhalation, ingestion, contact cutané).

En matière de législation, l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) oblige les fabricants, les importateurs et les distributeurs de nano-objets à déclarer les quantités de nanomatériaux employés et leur usage. L'Europe réglemente aussi l'usage des nanomatériaux dans les cosmétiques et dans l'alimentation mais pas de manière suffisante pour les associations de protection des consommateurs.

Nanoparticules

Les nanoparticules, également appelées particules ultrafines (PUF), sont des molécules dont la taille varie entre 1 et 100 nanomètres (1 nm = 10-9 m = 0,000000001 m). Elles sont donc plus grandes que des atomes et plus petites qu’une cellule. On distingue les nanoparticules « élaborées », fabriquées artificiellement, et les « émissions secondaires », sous-produits d’une réaction, comme les particules présentes dans la fumée de cigarette ou les émissions de diesel.

Les nanoparticules artificielles sont fabriquées soit par fractionnement d’un matériau massif (approche descendante), soit par agglomération d’atomes (approche ascendante). Elles se présentent sous la forme de poudres, de gel ou de solutions. Leur intérêt réside dans leur taille qui leur confère des propriétés physico-chimiques inédites. Une même molécule peut d’ailleurs être inactive à l’échelle microscopique (10-6 m), et devenir très efficace à l’échelle nanoscopique.

Il existe des nanoparticules de n’importe quel matériau : carbones, céramiques, métaux, etc. On ne peut donc pas parler de façon générique des nanoparticules : chacune a ses propres caractéristiques, notamment en ce qui concerne la toxicité et la pénétration. Elles sont aujourd’hui utilisées dans de nombreux domaines : électronique, cosmétique, automobile, chimie, textile, pharmacie, agroalimentaire, optique, etc.

Les nanoparticules peuvent représenter un risque pour la santé à cause de leur petite taille. Les nanoparticules ont une taille qui les place entre la matière macroscopique et l’échelle moléculaire, elles sont dangereuses pour l’organisme, car elles sont plus petites que nos cellules. Elles sont si petites qu’elles traversent notamment sans difficulté la barrière encéphalique chez les humains.

Leur impact n’est pas encore bien connu, car l’usage des nanomatériaux ne date que des années 1990. L’évaluation des risques liés aux nanotechnologies a du retard. Et si les experts sont unanimes sur la nécessité d’augmenter les recherches, l’ampleur de la tâche est titanesque. Des centaines de nanomatériaux différents sont déjà sur le marché français. La recherche publique française consacre aujourd’hui moins de 5 % de son budget "nano" à cette question des risques. Plusieurs associations réclament une contribution financière des entreprises.

Les nanoparticules peuvent également avoir un impact négatif sur l’environnement, car à cause de leur taille, elles ne sont pas filtrées dans l’eau ou dans l’air et se répandent directement dans la nature.

La législation en matière de nanoparticules n’est pas encore très précise. En France, depuis la loi Grenelle 2 de 2013, les fabricants, ainsi que les importateurs et les distributeurs doivent déclarer tous les ans les quantités et les usages des nanoparticules qu’ils manipulent auprès de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire).

Nanotechnologies

Les nanotechnologies (ou NST) sont un ensemble de technologies manipulant tous objets de l'ordre du nanomètre (nm, soit 1 milliardième de mètre). Le terme a été inventé par Norio Tanigushi en 1974.

Les nanotechnologies possèdent des caractéristiques particulières offrant des possibilités nouvelles aux scientifiques et aux industriels : la manipulation à l’échelle de l'atome peut permettre par exemple de créer des matériaux plus résistants, plus souples, voire "intelligents".

Les nanotechnologies se développent depuis les années 90 dans de très nombreux domaines : pharmacologie, santé, agroalimentaire, cosmétique, chimie, électronique, microinformatique, aéronautique, automobile, énergie...

Les nanotechnologies sont considérées par certains experts comme l’une des solutions potentielles à la réduction de l'empreinte écologique humaine. Mais le secteur des nanotechnologies fait aussi l'objet de critiques et de revendications de la part de certaines ONG et d'associations de scientifiques : manque de transparence, d'études d'impacts environnementaux et sanitaires, mais aussi d'informations du consommateur (demande d'étiquetage des produits).

NBT

Les NBT (New Breeding Techniques), ou de leur appellation française Nouvelles techniques d’amélioration des plantes, offrent un mode d’édition inédit du génome des végétaux. Elles permettent de créer de nouvelles variétés de plantes.

L’utilisation de ces nouvelles techniques permettrait de ne pas modifier directement le génome. Il s’agit d’inactiver, de modifier ou d’insérer un gène. Contrairement aux OGM, les NBT n’implantent pas d’ADN étranger lors de la transformation. C’est une technique peu coûteuse qui ne détruit pas les caractéristiques inhérentes à la plante. Elle permet de garder la plante telle qu’elle est avec toutes ses propriétés, tout en en dynamisant certaines plus que d’autres. D’après les chercheurs, cette technique permettrait de lutter contre de nombreuses maladies, ou encore de trouver des solutions pour en soigner certaines, comme le SIDA

Si ces nouvelles techniques d’édition du génome sont un progrès de la science, elles peuvent également mener vers la confection d’armes bactériologiques. Début 2016, les services fédéraux des Etats-Unis ont classés des techniques d’édition de génome comme armes de destruction massives. Actuellement, ces NBT sont dans une zone grise et n'ont pas de statut. Elles sont sujet à controverse depuis leur émergence, certains les considèrent comme des OGM. La Commission européenne n’est pas encore fixée sur ce point : si les NBT sont considérés comme OGM, leurs conditions d'utilisation commerciale seront bien plus restrictives.

Negawatt

Ce terme recouvre l'idée que la première économie d'énergie consiste à diminuer la consommation. Il s'agit donc d'accumuler les « négawatts», qui représentent l'énergie non-consommée grâce à un usage plus sobre et plus efficace de l'énergie.
Selon l'association qui en fait la promotion, le potentiel de “production” de négaWatts est supérieur à la moitié de la consommation mondiale actuelle d'énergie avec des solutions aujourd'hui disponibles et fiables.
La démarche se décline en 3 temps :
-sobriété énergétique à tous les niveaux de l'organisation
sociale et dans les comportements individuels
-amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments, des moyens de transport et de tous les équipements.
- production à partir d'énergies renouvelables décentralisées et à faible impact sur notre environnement.

Neutralité carbone

Le principe de neutralité carbone repose sur le constat qu'une tonne de gaz à effet de serre (GES) émise dans l’atmosphère a rigoureusement le même impact sur le climat, quelle que soit la localisation de l’émetteur ou la façon dont cette émission s’effectue. De la même manière, la réduction des émissions de GES a le même impact, quel que soit le lieu où elle se produit.

On peut donc “compenser” les émissions, d’où le terme « compensation carbone », le plus généralement en finançant des projets réduisant un volume d'émissions équivalent. Ce dispositif existe pour des évènements (Jeux Olympiques, conférences...), mais aussi pour les entreprises qui peuvent aussi compenser leurs émissions en achetant des quotas sur les marchés existants, voire des particuliers qui eux peuvent faire des dons. Dans tous les cas, la première étape du principe de neutralité carbone consiste à quantifier le volume d'émissions à compenser.

Des énergies fossiles vont être utilisées pour effectuer cette compensation carbone car elles augmentent le taux de dioxyde de carbone dans l’air et contribuent au réchauffement climatique global du fait de l’effet de serre. Le CO2 est un gaz miscible dans l’atmosphère donc, si on émet une certaine quantité de ce gaz à un endroit précis, il peut être compensé si l’on enlève une quantité égale de ce même gaz ailleurs : c’est le principe de neutralité carbone.

NIMBY

NIMBY est un raccourci pour une expression américaine "Not In My Back Yard" qu'on peut traduire, en français, par « pas dans mon jardin ». Ce terme englobe, en les stigmatisant, tous les mouvements associatifs de riverains de sites qui protestent contre des installations au nom des nuisances qu'elles produisent dans le présent ou dans le futur. Ce type de mouvement dont le point commun est de reconnaître la légitimité de la mission du site mais de contester sa localisation géographique peut concerner des infrastructures (usines, incinérateurs, autoroutes) mais aussi des centre de soins dédiés à des toxicomanes ou à des populations en difficulté.

NOAA

La National Oceanic and Atmospheric Administration ou NOAA a été créée en 1970 par Richard Nixon. Elle rassemble trois anciennes agences nationales qui œuvraient indépendamment pour la protection de la vie depuis plus d’un siècle. Le siège se situe dans la capitale des États-Unis Washington DC et l’organisation possède un bureau dans chaque état du pays. Comme son nom l’indique, NOAA est un centre scientifique dont l’action se concentre sur les océans et l’atmosphère. Son champ d’action concerne principalement les Etats-Unis jusqu’à ses frontières maritimes, mais a de nombreuses affiliations avec des agence environnementales des quatre coins du globe.

Menée par les maîtres-mots science, services et gérance, NOAA remplit trois missions :

- Comprendre et prévoir le changement en matière de climat, temps, océans et côtes

- Partager ses découvertes et connaissances avec les autres

- Préserver et gérer les écosystèmes et ressources sous-marins et littoraux.

Le travail de l’agence touche plusieurs secteurs : la qualité de vie, la sécurité, l’environnement ou encore l’économie. Les recherches menées par les scientifiques de NOAA partent des fonds océaniques pour atteindre le soleil. Ses recherches profitent notamment aux entreprises travaillant dans les secteurs de prédilection de la NOAA. Indirectement, l’agence est responsable d’un tiers du PIB américain.

notation déclarative

Il s'agit d'évaluer le degré de responsabilité sociale et environnementale d'une entreprise à partir des informations publiques qu'elle fournit ainsi que d'autres éléments fournis par leurs parties prenantes, le tout comparé à la moyenne du secteur auquel elle appartient . Les notes déclaratives établies par les agences de notation extra-finanicères sont achetées par les investisseurs qui les utilisent pour composer leurs portefeuilles d'investissement ISR.

Notation extra-financière

Le développement de la responsabilité sociale d'entreprise et la demande des investisseurs d'informations sur les pratiques ESG des entreprises a généré, depuis les années 2000, une demande de notation extra financière. Il s'agit, pour l'essentiel, d'évaluer les politiques sociale, environnementale et de gouvernance des entreprises et d'établir ensuite un rating à partir de grille de critères adaptées à chaque secteur. La notation extra financière émane pour l'essentiel d'acteurs spécialisées que sont les agences de notations extra-financière. A la différence de la notation financière, elles sont rémunérées par les investisseurs pour établir ces notes et non par les entreprises.
On appelle cela de la notation déclarative par opposition à la notation sollicitée que proposent certaines agences et qui consiste à effectuer des audits extra financiers à la demande des entreprises.

notation sollicitée

Il s'agit, à la demande d'une entreprise, d'évaluer son degré de responsabilité sociale et environnementale sur un périmètre déterminé. La note obtenue peut ou non être rendue publique par l'entreprise. Elle est destinée à lui faire mesurer son degré d'exposition aux risques sociaux et environnementaux.