Lexique

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H&E

Appelée Qualitel jusqu’en 1997, la certification H&E (Habitat et Environnement) est une démarche similaire à la HQE (Haute Qualité Environnementale). Il s’agit de réduire l’impact environnemental de la construction de logements neufs. La certification H&E s’applique aux opérations de construction de logements neufs en immeubles collectifs et individuels groupés.

Les sept thèmes environnementaux qui définissent la certification Habitat & Environnement sont dérivés des quatorze critères du label HQE :

  • Management environnemental de l’opération,
  • Chantier propre,
  • Energie,
  • Filière constructive et choix des matériaux,
  • Eau,
  • Confort et santé,
  • Gestes verts.

La certification H&E est accordée aux logements qui valident au mois 6 des 7 critères, dont obligatoirement : management, énergies et gestes verts. Cinq certifications, de A à E, sont attribuées.

Créée en 2006, H&E Performance (déclinaison du H&E) impose des exigences supérieures, notamment la validation des 7 critères. La certification Patrimoine H&E, créée en 2005, concerne les logements de plus de dix ans. Elle est attribuée aux projets de rénovation qui réunissent 6 des 11 critères suivants :

  • Management environnemental de l’opération,
  • Chantier propre,
  • Gestes verts,
  • Sécurité incendie,
  • Qualité sanitaire des logements,
  • Accessibilité et qualité d’usage,
  • Clos et couvert,
  • Equipement et confort des parties communes,
  • Equipement techniques des logements,
  • Performance énergétique,
  • Confort acoustique des logements.

Quatre critères sont à valider obligatoirement pour obtenir la certification H&E Performance : management, énergie, gestes verts et performance énergétique.

 

 

Handicap

Un handicap est une limitation d'activité ou une restriction de participation à la vie en société subie par une personne à cause d'une déficience provoquant  une incapacité permanente, durable ou temporaire d'une ou plusieurs fonctions : physiques, mentales, sensorielles, psychiques ou cognitives. Un handicap peut aussi être un trouble de la santé invalidant.

Les handicaps sont classés par catégories selon la Classification Internationale du Fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) qui distingue cinq types de handicaps :

  • Le handicap moteur, caractérisé par une capacité limitée pour un individu de se mouvoir. Cette atteinte de la motricité peut être partielle ou totale, et temporaire ou incurable en fonction de son origine.
  • Le handicap sensoriel, il concerne principalement le handicap visuel et le handicap auditif, qui peut parfois entrainer des troubles de la parole.
  • Le handicap psychique, qui se définit par une pathologie mentale qui entraine des troubles mentaux comme, des troubles affectifs et émotionnels ou de perturbation de la personnalité sans entraîner de déficience intellectuelle. Par exemple, il s'agit de personnes atteintes de schizophrénie ou de troubles bipolaires.
  • Le handicap mental se caractérise quant à lui par une déficience des fonctions mentales et intellectuelles qui entraine des difficultés de réflexion, de compréhension et donc de communication. Par exemple, il s'agit de personnes atteintes de trisomie 21 ou d'autisme.
  • Les maladies invalidantes, qui sont des maladies qui, de par leurs effets sur l'organisme, génèrent une forme de handicap qui peut évoluer avec le temps. Ces maladies invalidantes sont principalement respiratoires, auto-immunes, digestives ou infectieuses. Par exemple, il s'agit de personnes atteintes d'épilepsie ou de sclérose en plaques.

Aujourd'hui, une majorité de la population à une vision erronée du handicap, elle imagine directement une personne en fauteuil roulant ou avec une canne blanche lorsqu'on évoque le mot handicap. Or, plus de 80% des personnes handicapées sont atteintes d'un handicap invisible ! En France, on estime le nombre de personnes handicapées à 5 millions. Ce chiffre est en hausse, car beaucoup de handicaps ne sont pas de naissance, mais dû au vieillissement de la population ou à des accidents (plus de 85% des handicaps sont causés par des accidents).

L'intégration des personnes handicapées dans la société passe par une amélioration de l'accessibilité à leur environnement : accès aux lieux publics et aux transports, à un logement adapté… Dans le milieu scolaire, l'intégration des enfants passe souvent par la présence d'une auxiliaire de vie pour les aider dans leur apprentissage. En ce qui concerne l'intégration dans la vie professionnelle, les MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) aident les travailleurs handicapés à trouver un emploi qui leur soit adapté.

En France, en matière d'intégration des personnes handicapées, il reste beaucoup de travail à faire, principalement dans les domaines de l'accessibilité, du travail et de l'accueil.

Haut Commissariat aux Droits de l'Homme

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme est le représentant officiel des Nations Unies pour les questions relatives aux droits de l'homme ; il relève directement du Secrétaire général des Nations Unies et agit dans le cadre de la compétence, autorité et décisions de l'Assemblée générale, du Conseil économique et social et de la Commission des droits de l'homme. Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme est nommé par le Secrétaire-Général avec l'accord de l'Assemblée Générale, en vertu du principe de la rotation géographique, pour un mandat de 4 ans renouvelable.
Ses responsabilités sont :
- la promotion et la protection des droits de l'homme pour tous, qu'ils s'agissent des droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux ainsi que du droit au développement ;
- fournir à la demande des Etats des services d'assistance technique, des services de coopération technique et financière dans le domaine des droits de l'homme ;
- assurer un rôle important pour soulever les obstacles à la réalisation totale des droits de l'homme et prévenir les graves violations des droits de l'homme dans le monde ;
- garantir par le dialogue avec les Gouvernements le respect des droits de l'homme ;
- renforcer la coopération internationale pour la promotion et la protection des droits de l'homme ;
- coordonner les activités de la promotion et de la protection des droits de l'homme au sein du système des Nations Unies ;
- rationaliser, adapter et renforcer le système des Nations Unies dans le domaine des droits de l'homme afin d'en améliorer son efficacité et ses résultats.

HFC

Les hydrofluorocarbures, les HFC, sont des gaz principalement utilisés comme réfrigérants dans les climatiseurs et les réfrigérateurs, ou encore comme agents de propulsion dans les aérosols. Ils sont constitués d’atomes de carbone, de fluor et d’hydrogène.

Ils n’affectent pas directement la couche d’ozone car ils ne contiennent pas de chlore, contrairement aux CFC, mais sont de puissants gaz à effet de serre. Leur pouvoir réchauffant est jusqu’à 14 800 fois supérieur à celui du CO2. Il en existe 5 sous-catégories : les R-134a (ce sont eux qui sont utilisés pour les climatisations et les pompes à chaleur haute température), les R-125 (utilisés dans les systèmes anti-incendie), les R-32, R-152a et R-143a (inflammables, utilisés mélangés à d’autres composants.)

Leur augmentation, dans certains pays, est très rapide : de 10 à 15% par an. Soit 700 millions de nouveaux climatiseurs à travers le monde d’ici 2030 et 1,6 milliard d’ici 2050.

En octobre 2016, les 197 Parties du Protocole de Montréal réunies à Kigali, au Rwanda, ont signé un accord pour éliminer progressivement les HFC. D’ici 2019, les pays développés comme les États-Unis et la majorité des pays européens, devront réduire l’usage des HFC de 10% pour une suppression totale prévue à l’horizon 2050. Une démarche historique qui vient apporter un peu plus de poids au protocole de Montréal adopté en 1987, qui a déjà permis la suppression définitive des CFC. Un effort significatif puisque le trou de la couche d’ozone a, grâce à ces mesures, diminué. 

Holacratie

L’holacratie est un système de management horizontal et d’organisation des entreprises, il élimine la notion traditionnelle de hiérarchie et confère plus d’autonomie aux salariés.

L’origine du mot (holacracy en anglais) est généralement attribuée à Arthur Kœstler (The Ghost in the Machine, 1967). En 2010, Brian Robertson en définit les principes dans ‘Holacracy constitution’. La théorie holacratique repose sur la raison d'être de toute organisation humaine, et non plus sur les décisions de son dirigeant.

Chaque entreprise ou organisation holacratique va donc définir sa raison d’être (autrement dit son but fondamental, composé des principes qui l’animent) à laquelle devront adhérer tous les collaborateurs et qui sera la ligne de conduite à respecter lors des prises de décisions.

Les salariés ou contributeurs endossent alors des rôles et non plus des fonctions, évolutifs en fonction des besoins, en se structurant en cercles. Ces cercles doivent atteindre leurs objectifs (appelés "redevabilités") en étant eux-mêmes dépendants des "redevabilités" des autres cercles. Chaque rôle est attribué par le « premier lien » du cercle, qui doit s’en référer au « processus de gouvernance ».

Lors des réunions de gouvernance, chacun peut s’exprimer et proposer. Règlement des conflits, développement de nouvelles stratégies, indentification des besoins : tout collaborateur à sa voix et toutes les voix sont égales.

L’ensemble est régi par une Constitution écrite, qui constitue la référence de l’organisation, et qui remplace le pouvoir suprême du dirigeant d’entreprise. Elle est propre à chaque établissement, mais repose sur le même modèle : définition des rôles, des responsabilités, de l’autorité, des cercles…

L’objectif de l’holacratie est de mieux valoriser les compétences de chacun, de rendre l’organisation plus transparente, et d’accroître la motivation des travailleurs. 

HPE

Le label Haute performance énergétique (HPE), créé en 1983, est attribué par l'Etat à des bâtiments, en particulier des logements sociaux, qui répondent à des critères environnementaux précis. Ils doivent présenter une bonne performance thermique, mais également « faire l'objet d'une certification portant sur la sécurité, la durabilité et les conditions d'exploitation des installations de chauffage, de production d'eau chaude sanitaire, de climatisation et d'éclairage ou encore sur la qualité globale du bâtiment » d'après l'arrêté du 27 juillet 2006. Dans le cadre de la réglementation thermique de 2005 (RT2005), il existe deux niveaux de certification : HPE2005 est attribué aux bâtiments dont la consommation énergétique est 10% moindre par rapport à la consommation conventionnelle de référence, et le label Très haute performance énergétique (THPE 2005) à ceux dont la consommation est 20% moindre. Il existe également deux labels prenant en compte l'utilisation des énergies renouvelables. HPE EnR2005 correspond aux bâtiments dont au moins 50% de l'énergie utilisée est tirée des énergies renouvelables, et THPE EnR2005 est attribué aux bâtiments dont la consommation énergétique est 30% moindre.

HQE

La HQE, Haute Qualité Environnementale, est une démarche initiée en 1996 et visant à maîtriser les impacts sur l'environnement, d'une opération de construction immobilière ou de réhabilitation : consommation de ressources naturelles, gestion des déchets, nuisance sonore...

Ce concept HQE regroupe un ensemble d’objectifs définis au moment de la conception. Quatorze exigences environnementales (cibles) viennent définir la démarche HQE, et portent sur le respect et la protection de l'environnement extérieur, ainsi que la création d'un environnement intérieur satisfaisant, c'est-à-dire confortable et sain.

La Haute Qualité Environnementale est une initiative qui permet d’être intégrée dans les offres d’architecture et d’ingénierie ayant pour but d’améliorer la conception ou la rénovation des bâtiments et villes tout en limitant leur impact environnemental négatif au maximum.

La HQE n'est pas un label mais une certification mise en place depuis 2005 par l'AFNOR.

Les 14 cibles définies par la démarche HQE sont :

  1. la relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat,
  2. le choix intégré des procédés et produits de construction,
  3. des chantiers à faible nuisance (déchets, bruit, pollution),
  4. la gestion de l'énergie,
  5. la gestion de l'eau,
  6. la gestion des déchets d'activité,
  7. la gestion de l'entretien et de la maintenance,
  8. le confort hygrothermique,
  9. le confort acoustique,
  10. le confort visuel,
  11. le confort olfactif,
  12. les conditions sanitaires des espaces,
  13. la qualité de l'air,
  14. la qualité de l'eau.

Hydrate de méthane

Aussi appelé « gaz qui brûle » ou « glace de méthane », l'hydrate de méthane est formé de méthane piégé dans une cage de molécules d'eau gelées. On les retrouve dans les fonds océaniques, mais aussi en milieu continental, dans le permafrost (sous-sols gelés en permanence, voir glossaire) des régions polaires.

C'est une source potentielle d'énergie fossile, classée parmi les gaz non conventionnels, qui attire de nombreux industriels car le sous-sols en renferme de très grandes quantités (10 000 milliards de tonnes de carbone, soit deux fois les réserves de pétrole, gaz naturel et charbon confondus ). Mais c'est aussi une source de gaz à effet de serre considérable. Le méthane a en effet un pouvoir de réchauffement du climat 25 fois supérieur au CO2 (selon le GIEC) et sa combustion produit également du dioxyde de carbone.

Or, les scientifiques commencent à observer une libération des hydrates de méthanes au niveau de l'Arctique et de l'Antarctique sous l'effet de l'augmentation des températures. Une véritable "bombe à retardement climatique" qui selon les chercheurs ferait avancer de 15 à 35 ans la date à laquelle le réchauffement climatique atteindra 2°C par rapport à l'époque pré-industrielle. En utilisant un modèle similaire au modèle du rapport Stern sur l'économie du changement climatique, utilisé pour évaluer le coût du réchauffement climatique en 2006, les scientifiques ont évalué le coût de la libération de ce méthane par l'Arctique sur l'économie mondiale à 60 000 milliards de dollars, soit approximativement l'équivalent du PIB mondial de 2012.

Hydrométallurgie

Procédé métallurgique par lequel des métaux (nickel, cuivre, zinc, cobalt, uranium, chrome, manganèse, etc.) sont extraits d'un minerai, au moyen de réactifs chimiques, soit un acide (acide sulfurique) soit un oxydant (chlore), dans un milieu à haute température et sous pression, puis séparés pour produire un concentré ou un produit intermédiaire. Il est moins énergivore que la pyrométallurgie (procédé par chauffage du minerai couramment utilisé) et permet de valoriser davantage de minerai.