Business and Climate Summit : à New Delhi, le secteur privé appelle à plus de coopération sur le climat

Publié le lundi 04 septembre 2017 à 11h45

A l’occasion de la troisième édition du Business and Climate Summit qui s’est déroulée à New Delhi en Inde les 31 août et 1er septembre, le secteur privé a appelé, dans une déclaration finale, à "une forte coopération" multi-acteurs contre le changement climatique.

La déclaration insiste sur 5 axes :

- La nécessité d’agir dès maintenant. "Nous encourageons les entreprises dans leurs initiatives bas-carbone et économie circulaire, ainsi que les bonnes pratiques comme les approches basées sur la science, la fourniture en énergies renouvelables, la promotion de l’efficacité énergétique, la conservation de la forêt, et des outils comme le prix du carbone interne" et à appliquer "autant que possible les recommandations de la TCFD".

- Le fait que la transition bas carbone est la seule façon d’atteindre une économie durable. "Nous encourageons les gouvernements à stimuler l’investissement dans des infrastructures bas-carbone et à coopérer avec le secteur privé lorsqu’ils révisent leur NDC (contribution nationale sur le climat) afin d’élever les niveaux d’ambition."

- La nécessite que les gouvernements gardent le changement climatique comme priorité politique. "Laissé de côté, le sujet du changement climatique peut contribuer à une plus grande instabilité géopolitique, une menace pour les chaînes d’approvisionnement et l’accès à l’énergie, à l’eau et la nourriture, et augmenter les coûts pour les entreprises. Les entreprises ont besoin d’un cadre politique stable, que l’Accord de Paris fournit et que les dirigeants politiques doivent mettre en œuvre."

- L’importance de la coopération entre acteurs pour accélérer le changement. "Nous sommes convaincus que la réponse au changement climatique dépendra avant tout du succès des coopérations entre les parties prenantes : citoyens, gouvernements, régions, ONG, chercheurs, et entreprises."

- La nécessité de mettre en place des instruments économiques. "Nous appelons les gouvernements à déployer et encourager l’utilisation d’instruments politiques fiscaux, économiques et autres pour faciliter l’utilisation d’approches de marché pour promouvoir l’efficacité économique et atteindre les objectifs de décarbonation et croissance économique."

Rappelons que la première édition, qui avait eu lieu en mai 2015 à Paris, avait permis de mobiliser le secteur privé en amont de la COP21. Le prochain sommet se tiendra lui en septembre 2018 à San Francisco (Californie) lors du Global climate action. L’occasion de montrer la mobilisation des acteurs privés et publics américains à l’Accord de Paris.

Béatrice Héraud