Green bonds

Financements verts

Publication : mai 2014

30 émissions en quatre mois
Le marché des « green bonds » se développe très rapidement. La profusion d’émetteurs et la variété des projets financés intensifient le débat sur la finalité extra-financière de ces obligations. Portées initialement  par des institutions internationales souhaitant financer la lutte contre le changement climatique ou la transition énergétique, les  «green bonds» sont aujourd’hui principalement émises par de grandes entreprises. Les dispositifs d’encadrement qui se mettent progressivement en place doivent se structurer rapidement puisque Standard and Poors prévoit que le marché double en 2014 pour atteindre au moins 20 milliards de dollars.

Les principes directeurs pour les Green Bonds sont-ils suffisamment exigeants ?
Signés par 25 grandes banques d’investissement, les principes directeurs pour les Green Bonds visent à « promouvoir leur transparence et leur intégrité » en définissant les exigences auxquelles doivent répondre ces placements. Rédigés en concertation avec les émetteurs, les investisseurs et les ONG environnementales, ils portent sur l’utilisation des fonds levés ainsi que le processus d’évaluation et de sélection des projets.
La traçabilité des caractéristiques environnementales des green bonds devient un sujet sensible. Une coalition d’ONG  a écrit une lettre ouverte aux banques signataires pour clarifier les objectifs verts de ces émissions.

Les entreprises adoptent des critères à géométrie variable
Les green bonds étant réalisés sur une base volontaire, les entreprises choisissent les projets qu’elles financent et leurs critères de sélection. Elles s’engagent à rendre compte de l’utilisation des financements collectés sur les marchés obligataires et du bénéfice environnemental obtenu. Pour que les « green bonds » gardent leur crédibilité environnementale, il est souhaitable qu’émerge un référentiel global et partagé de leur objectif environnemental et des activités qu’elles peuvent contribuer à financer.