Investissement responsable en infrastructure

L’ISR par type de gestion financière

Publication : décembre 2014

Les besoins de financement en infrastructure n’ont jamais été aussi grands, qu’il s’agisse du renouvellement des infrastructures existantes dans les pays de l’OCDE ou des besoins liés au développement des pays émergents. Standard & Poor’s estime ainsi à 500 milliards de dollars par an l’écart entre les besoins au niveau mondial et les fonds publics disponibles.
Mais les nouvelles infrastructures ont une durée de vie minimale de 20 ans. La prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) est cruciale afin de s’assurer que les infrastructures développées aujourd’hui sont compatibles avec l’avenir souhaité.

Différentes formes d’investissement en infrastructure
Les infrastructures désignent les équipements apportant un service à la collectivité, comme les installations routières, de production d’énergie, de distribution d’eau, ainsi que les installations dites sociales (hôpitaux, prisons, écoles…). On distingue les projets « greenfield » pour les nouveaux développements et les projets « brownfield » pour l’exploitation d’installations existantes.

Une classe d’actifs montante
Dans le monde, 38 milliards de dollars ont été collectés par les fonds d’infrastructure en 2013, soit une augmentation de 58% par rapport à 2011. Si les infrastructures représentent à peine 1% de l’allocation totale des investisseurs institutionnels, cette classe d’actifs attire de plus en plus. Le fournisseur de données Preqin estime que son allocation devrait tripler dans les prochaines années.

Des considérations ESG principalement tournées vers la gestion des risques
L’intégration ESG dans l’investissement en infrastructure est  principalement motivée par la gestion des risques pour assurer l’acceptabilité sociale des projets, anticiper les évolutions réglementaires et réduire les coûts d’exploitation des installations existantes. Les thèmes considérés sont principalement l’environnement, les conditions de travail, la sécurité, la création locale d’emploi et la consultation des parties prenantes.