Publié le 18 août 2014

ISR / RSE

Responsabilité des entreprises : le top 5 des idées reçues

Aujourd’hui, toute grande entreprise veut "en être". Mais "faire" de la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) n’est pas qu’un concept moral, il repose sur des pratiques concrètes et vise un changement de gestion qui met en avant les préoccupations en matière sociale et environnementale apte à profiter à tous, de l’investisseur au consommateur. Pour en finir avec les expressions qui desservent plus qu’elles ne portent la RSE, voici un top 5 des idées reçues.

Photo d'illustration.
© iStock

"La RSE, c’est bien. Mais c’est pour les grandes entreprises"

Faux. La France regorge de PME qui ont mis en place des stratégies RSE, soit spontanément soit pour répondre aux demandes de leurs donneurs d’ordres. Il n’est qu’à voir le succès grandissant du label LUCIE, qui permet à ces petites entreprises de valoriser leurs démarches RSE et, ainsi, tisser des liens  notamment avec des partenaires institutionnels (régions, départements, CCI, fédérations…).

 

"La RSE, c’est dans notre ADN"

Sans oublier sa variante : "La RSE est au cœur de notre stratégie." Cette phrase reste vide de sens, si elle n’est pas étayée par des preuves. Pour être crues, les entreprises doivent montrer les actions qu’elles mènent. Celles qui clament le plus fort leur engagement peuvent-elles assurer avoir débattu de sujets RSE lors de leur dernier conseil d’administration ?

 

"Nous co-construisons avec les parties prenantes"

Le dialogue avec les parties prenantes est l’un des piliers de la RSE. Mais la co-construction va beaucoup plus loin. Il ne s’agit pas de faire réagir trois organisations non gouvernementales (ONG) et deux clients à un rapport développement durable ou de s’entretenir avec eux une fois par an. Encore moins d’enquêtes de satisfaction ou d’audits fournisseurs ! La co-construction demande un engagement fort de l’entreprise et des parties prenantes sur un sujet précis, avec un suivi dans le temps et des changements concrets.

 

"La démarche doit être portée au plus haut niveau de l’entreprise"

Si le président de la société peut se faire le chantre de la RSE, on applaudit des deux mains. Mais une démarche RSE peut aussi venir et vivre de et par la base. Des équipes motivées déployant des actions de terrain peuvent aussi impulser le mouvement. Le fait que les dirigeants de l’entreprise ne se soient pas emparés du sujet ne doit pas servir de prétexte à bloquer la dynamique en marche.

 

« Le développement durable, et donc la RSE, concerne essentiellement les entreprises qui polluent »

Faux. Le développement durable est un aspect de la RSE, aux côtés du respect des droits de l’homme, d’une éthique dans les affaires et de la prise en compte des enjeux sociaux et sociétaux.

 

Cet article a initialement été publié dans Repères RSE

Béatrice Héraud
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