Publié le 02 novembre 2017

GOUVERNANCE D'ENTREPRISE

Visé par une nouvelle enquête aux États-Unis, l’État-actionnaire français exige d'Airbus "la transparence"

Les affaires s’accumulent pour Airbus. Déjà en délicatesse avec la justice de plusieurs pays européens, une nouvelle enquête a été ouverte aux États-Unis après que l’entreprise ait révélé des inexactitudes dans ses déclarations à l’administration américaine. Le gouvernement français tape du poing sur la table, alors que l’État français détient 11,1 % de l’entreprise. 

Le gouvernement français demandent des compte à Airbus alors que plusieurs enquêtes sont en cours sur les pratiques de l'industriel.
Airbus

Le gouvernement français demande à Airbus, visé par plusieurs enquêtes sur des irrégularités dans des transactions, de faire preuve de "transparence" après la révélation d'un nouveau front aux Etats-Unis, a indiqué jeudi son porte-parole Christophe Castaner.

"Dès lors qu'une justice ou des justices sont saisies, la demande du gouvernement français est celle de la transparence, s'il y a un doute, il faut lever le doute", a répondu le porte-parole interrogé par des journalistes sur le nouveau front qui s'est ouvert pour Airbus aux États-Unis sur le plan des affaires.

"Dans toute entreprise où la France est actionnaire, c'est une exigence de principe et personne ne doit déroger à cela", a-t-il ajouté. L'État français détient 11,1 % du capital d'Airbus. Le groupe a annoncé mardi avoir découvert "certaines inexactitudes dans les déclarations faites au Département d'État américain" au titre de la réglementation américaine sur la commercialisation d'armes (Itar) et la déclaration des agents et de commissions relatives aux transactions.

Des enquêtes en cours en Grande-Bretagne, en France, en Autriche et en Allemagne

Cette nouvelle affaire intervient alors que l'avionneur européen est déjà visé par des enquêtes sur des irrégularités sur des transactions en Grande-Bretagne, en France, en Autriche et en Allemagne.

Airbus avait lui-même dénoncé des irrégularités sur des transactions en 2016 auprès des autorités judiciaires britanniques et françaises pour mettre le groupe à l'abri d'éventuelles poursuites, notamment américaines, grâce aux dispositions contenues dans les lois britanniques (UN Béribéri Act) et française (loi Sapin II). Une telle procédure permet aussi d'espérer une réduction du montant de l'amende, selon un expert.

Le constructeur est visé par deux autres enquêtes en Autriche et en Allemagne autour de la vente d'avions de combat de type Eurofighter à Vienne. Depuis mai déjà, l'entreprise a désigné un groupe d’experts indépendants qui va passer au crible les pratiques et les règles de bonne conduite de la société.

La Rédaction avec AFP


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