Publié le 29 novembre 2015

EMPREINTE TERRE

Laurent Fabius ouvre la COP21 en pressant les délégués de trouver un compromis au plus vite

C'est parti. C'est ce dimanche, en fin d'après-midi, que se sont ouvertes les négociations climatiques. Avancé de quelques heures par rapport au programme initial, ce top départ précoce doit fournir aux quelques 10 000 délégués présents au Bourget le maximum de temps pour trouver des compromis en vue de nouer un accord global. 50 points sont encore litigieux. Mais Laurent Fabius a d'ores et déjà averti les négociateurs : la première mouture du texte juridique est attendu samedi 5 décembre. Le compte à rebours est lancé. 

Le président de la COP21, Laurent Fabius, a ouvert les négociations de la COP21 au parc des expositions du Bourget.
Jonathan Raa / NurPhoto

Six jours. C’est le temps imparti aux délégués des 196 Parties pour régler leurs divergences. D’ici le samedi 5 décembre, ils devront fournir au président de la COP21, Laurent Fabius, la première mouture du texte juridique sur lequel l'accord devra être noué.

Un texte "avec très peu d’options à trancher (pour les ministres)", a précisé le ministre des Affaires étrangères français lors de l'ouverture des négociation ce dimanche. C’est ce texte que devront valider à la fin de la semaine suivante les chefs d’Etat et de gouvernement. Or, il reste encore "50 points à régler", alerte le ministre qui appelle les délégués à se tourner "entièrement vers la recherche de solutions". 

 

 

Mettre un terme au pinailleries diplomatiques

 

Le message est clair, le temps n’est plus au pinailleries diplomatiques. Les dernières conférences préparatoires qui se sont tenues à Bonn (Allemagne) ont vu les débats s’engluer autour de tournures sémantiques, voire de ponctuation... Et la dernière version du brouillon, le document qui sert de base de travail aux négociateurs réunis actuellement à Paris, est marqué par un nombre record de formulations entre crochets (1200 sur 54 pages) qui rendent le texte difficilement lisible et utilisable. 

"Il ne faut pas attendre que l’autre fasse le premier pas ni miser sur un pseudo-miracle de la dernière nuit", prévient encore Laurent Fabius. Cette semaine doit être entièrement consacrée à la recherche de compromis. "Dès les prochaines heures". 

La venue lundi 30 novembre de quelque 150 chefs d’Etat et de gouvernements devrait également contribuer à ce que les délégués règlent cette semaine les sujets qui fâchent. Car si les politiques parviennent à s’accorder, il n’y a aucune raison pour que les négociateurs, qui représentent les intérêts de leurs gouvernements, ne s’accordent pas eux aussi...Du moins en théorie.

 

Un enjeu majeur pour la France, pays hôte de la COP21

 

Que le chef de la diplomatie française s’exprime en des termes aussi résolus ne doit pas surprendre. L’enjeu pour le pays est de fait immense : la France, en tant que pays hôte de la COP21, a un rôle crucial et terriblement complexe car les décisions ne peuvent être prises qu’à l’unanimité.

Comment réunir par exemple dans un même texte juridique des positions aussi antagonistes que celles des pays pétroliers et celles des petits Etats insulaires en développement, qui subissent déjà de plein fouet les effets du réchauffement climatique ?

L’exercice diplomatique est particulièrement délicat - mais à la hauteur de l’enjeu climatique.

Claire Stam
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