Publié le 07 août 2017

EMPREINTE TERRE

[SÉRIE D’ÉTÉ] Les 5 gestes à adopter pour une journée à la plage 100% responsable

Novethic vous propose toute la semaine des solutions pour passer des vacances plus responsables et respectueuses de l’environnement. Nous démarrons cette série d’été avec une journée à la plage. Lézarder au soleil peut paraître inoffensif pour la planète…et pourtant ! Voici quelques idées pour bronzer sans polluer.


Pixabay

1) Je choisis un mode de transport doux  

Le lundi au soleil…ça commence d’abord par l’utilisation de modes de transport doux pour vous rendre à la plage comme par exemple la marche à pied, le vélo ou encore les transports en commun. Car les trajets de courte durée sont particulièrement nuisibles pour l’environnement : un moteur froid surconsomme et pollue deux fois plus lors des premiers kilomètres. A titre de comparaison, pour un trajet de 3 km, la voiture va émettre deux fois plus de CO2 que le bus, respectivement 650 et 320 grammes de CO2. Le tramway ou le métro n’émettent eux que 10 grammes de CO2 pour le même trajet.  

2) J’adopte le cendrier de plage  

Avant d’étaler votre serviette sur le sable, si vous êtes fumeur, pensez à aller récupérer votre cendrier de plage aux postes de secours. Sainte-Maxime dans le Var en a fait frapper 4 000 au logo de la ville et a déjà commencé à les distribuer aux vacanciers pour la septième année consécutive. Un seul mégot peut contaminer jusqu’à 500 litres d’eau et il faut compter entre 5 et 10 ans pour le voir se dégrader. Vous pouvez sinon opter pour l’une des 53 plages françaises qui interdisent la cigarette.   

3) J’opte pour une crème water protect  

Le soleil tape, il est temps de vous protéger. Si les crèmes solaires sont de plus en plus efficaces, elles représentent un danger pour la mer et les océans. D'après les chercheurs, un quart de la quantité de crème étalée sur le corps se dilue dans la mer au bout de 20 minutes de baignade. Au total, ce sont ainsi 25 000 tonnes de crème solaire qui sont déversées dans les océans chaque année favorisant le blanchiment des coraux et détruisant de nombreux écosystèmes marins. On estime que 10 % des récifs coraux mondiaux seraient menacés par les filtres solaires.  

Des mesures drastiques ont été prises dans plusieurs régions du monde. Au Mexique par exemple, dans certains parcs naturels, seules les crèmes solaires avec des filtres minéraux biodégradables sont tolérées. "Plusieurs marques, comme Evoa, Algotherm ou Alphanova, se sont franchement positionnées sur ce créneau et revendiquent, entre autres, le respect des océans par l'emploi des seuls filtres minéraux pour assurer la protection solaire", souligne l'UFC-Que Choisir. Mais des marques plus grand public comme Biotherm, Avène ou encore L’Oréal se sont aussi lancées sur le marché des crèmes water protect.  

Sinon, plutôt que de se tartiner de crème, évitez de vous exposer aux heures les plus chaudes et protégez-vous avec un chapeau ou un parasol.  

4) Je craque pour les dernières méduses à la mode  

Chapeau sur la tête et lunettes sur le nez, il ne vous reste plus qu’à enfiler votre paire de baskets à base d’algues recyclées. La marque anglaise Vivobarefoot, en collaboration avec l’équipementier Bloom, a décidé de remplacer ses semelles en matériaux pétrochimiques par des matériaux à base d’algues recyclées. Une façon de réduire les émissions de CO2 et de nettoyer les eaux contaminées par ces algues. Chaque paire produite évite le rejet de l’équivalent de 40 ballons remplis de CO2 et réinjecte 215 litres d’eau nettoyée dans l’environnement.  

5) Coquillages et crustacés, je ne ramasserai point

Vous êtes désormais parés pour aller faire une balade revigorante au bord de l’eau. Mais si vous êtes tentés de ramasser des galets ou des coquillages, sachez que c’est une pratique interdite dans plusieurs endroits du globe. En effet, les dépôts naturels (algues, coquillages, bois flottés non travaillés par l’homme) font partie intégrante du système littoral et participent à la lutte contre l’érosion.

Ainsi, sur l’archipel des îles Galapagos, classé au Patrimoine naturel de l’humanité par l’Unesco, une loi de protection de l’environnement datant de 1999 interdit de ramener du corail dans ses bagages. Idem pour le sable où les célèbres tortues viennent pondre. En Sardaigne, une page Facebook intitulée "La Sardaigne volée et pillée" a même été ouverte pour lutter contre le vol de sable, de pierres et de coquillages.

En revanche, tous les déchets produits par l’activité humaine peuvent être ramassés et si possible triés. Au risque sinon de transformer nos plages en décharges géantes comme c’est le cas de cette île du bout du monde, qui compte 38 millions de déchets plastiques sur seulement 31 km².  

Concepcion Alvarez @conce1


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