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Conséquences financières de la dévalorisation des énergies fossiles

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CARBON RISK

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Cette application développée par Novethic met en lumière les enjeux économiques et financiers du réchauffement climatique. Le travail permettant de réaliser Carbon Risk a consisté à compiler et analyser plus de 58 000 données issues de 14 sources de référence.L’application est régulièrement actualisée.

Carbon Risk a été lancée pour participer au débat planétaire sur le réchauffement climatique qui accompagne la COP21. Elle a donc vocation à être diffusée le plus largement possible. N'hésitez pas à partager Carbon Risk sur les réseaux sociaux, par mail ou à l'intégrer sur votre site. La démarche est simple et gratuite.

L’ESSENTIEL

Un budget carbone limité à pour rester sous la barre des 2°C

Le risque carbone est lié au concept de budget carbone

Selon les scientifiques, pour limiter le réchauffement climatique à 2 degrés, le monde ne peut dépasser un volume global donné d’émissions de CO2. Cela suppose de laisser dans le sol la grande majorité des réserves d’énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole).

Aujourd'hui, la valeur financière de ces réserves est évaluée à 22 000 milliards de dollars. Une somme colossale qui pourrait partir en fumée s’il s’avère impossible de les exploiter. Dans ce cas, les acteurs financiers qui investissent dans les compagnies fossiles perdront beaucoup d’argent. C’est ce qu’on appelle le risque carbone, pris très au sérieux par les investisseurs de long terme que sont les fonds de pension et les assureurs.


À lire : l’étude Novethic sur la mobilisation des investisseurs

Un mouvement coordonné d’investisseurs engagés dans la lutte contre le changement climatique est apparu à l’automne 2014. En plein essor, il puise ses origines dans leurs pratiques d’investissement responsable. Cette mobilisation s’explique par deux facteurs principaux : la conviction de l’existence d’un risque carbone pour les entreprises les plus émettrices de gaz à effet de serre et une pression montante de la société civile.

Depuis début 2015, le centre de recherche de Novethic suit l'évolution de cette mobilisation. Après l’accélération impulsée par la COP21, 2016 sera l'année de la traduction des engagements en actions.

Climat : les actions des investisseur - mise à jour de novembre 2015 Mise à jour de septembre 2015 Mise à jour de février 2015

QUESTIONS

1. Comment est né le concept de risque carbone ?

L’ONG anglaise Carbon Tracker Initiative a publié, en 2011, une étude intitulée « Bulle carbone ». Elle expliquait, en langage financier, que le changement climatique allait brutalement remettre en cause la suprématie des producteurs d’énergies fossiles (pétrole et gaz), étroitement parties prenantes du secteur financier. Conséquence : des pertes brutales et importantes pour les portefeuilles dont les détenteurs n’auraient pas tenté d’éviter ce « risque carbone ». Concrètement, la valeur boursière des entreprises très carbo-intensives comme les compagnies pétrolières pourraient se réduire drastiquement.

La thèse de Carbon Tracker Initiative s’est rapidement propagée. Cela a commencé par des articles dubitatifs dans les pages du Financial Times et du Wall Street Journal. Ensuite, Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis et chantre de la lutte contre le changement climatique, s’en est emparé et a donné une visibilité et une crédibilité internationale au concept de risque carbone, qui a commencé à être pris au sérieux dans la sphère financière.

2. Les stranded asset, c’est quoi ?

Il s’agit des actifs potentiellement dépréciables des compagnies fossiles, stranded assets en anglais. Ils sont estimés à 22 000 milliards de dollars.

Ces stranded assets sont massivement détenus par de grands investisseurs internationaux. Soit parce qu’ils placent de l’argent dans les grands indices boursiers de la planète qui sont composés en grande partie d’entreprises carbo-intensives, soit parce qu’ils sont directement actionnaires de ces firmes.

3. Le risque carbone est-il déjà un risque financier ?

Si on brûle l’ensemble des réserves identifiées par les compagnies fossiles, on atteindra rapidement les 6 degrés de réchauffement climatique. Ce n’est pas soutenable. C’est pourquoi les négociations onusiennes (COP21) prévues en fin d’année à Paris, sont cruciales pour que les différents pays prennent des mesures drastiques. En attendant, le charbon a déjà perdu beaucoup de sa valeur, en particulier aux Etats-Unis où l’indice boursier dédié a perdu 75 % de sa valeur en 5 ans.

4. Le risque carbone n’est-il pas plutôt un risque de réputation ?

Des mouvements de la société civile et diverses ONG se sont emparés du concept pour faire des campagnes de désinvestissement, à l’image de celles qui ont mobilisé contre l’apartheid en son temps. La plus importante, « Go Fossil Free », demande aux financiers d’exclure de leurs investissements soit les 200 entreprises les plus polluantes, soit les secteurs les plus climaticides comme le charbon ou les sables bitumineux. Cette campagne a conduit de nombreuses universités américaines ou anglaises à prendre des engagements sur la protection du climat. Elle est relayée au Royaume Uni par le Guardian. Le journal anime une campagne #keepitintheground qui cible plus spécialement deux grandes fondations, celle de Bill Gates et Wellcome Trust.

Les parlementaires exercent eux aussi des pressions. En Norvège, le parlement a demandé à l’unanimité au fonds souverain du pays d’exclure le charbon.


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