Reporting extra-financier : encore des efforts à faire sur la cohérence RSE

Publié le lundi 28 novembre 2016 à 17h05

L’information donnée par le reporting réalisé par les entreprises du CAC40 et du SBF120 progresse. En clarté et en pertinence. Mais elle manque en cohérence.

C’est ce qui ressort des derniers résultats de l’observatoire du reporting extra-financier d’EY.

Les informations données par les rapports extra-financiers des entreprises montrent que la RSE est considérée comme stratégique : de plus en plus de sociétés du panel (56%) prennent des objectifs quantitatifs à 3/5 ans notamment sur une offre de produits responsables, mettent en place un comité du Conseil d’administration sur la RSE (55%) ou intègrent des critères RSE dans la rémunération des dirigeants (65% du CAC40 et 40% du SBF120).

Mais sur le terrain, la réalité est plus complexe. Beaucoup d’entreprises (près de 40%) ne lient encore pas la cartographie des risques de l’entreprise et son analyse de matérialité des enjeux RSE. Et "Il existe un gros écart entre l’affichage d’une politique de rémunération indexée sur la RSE, et la réelle pression qui est mise sur le sujet", souligne Eric Duvaud, associé EY. 

Le reporting intégré, qui vise à regrouper dans un document très restreint les indicateurs financiers et extra-financiers clés de la création de valeur par l’entreprise, pourrait aider les entreprises à gagner en cohérence. C’est en tout cas ce que préconisent EY et l’Autorité des marchés financiers (voir ses recommandations en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale). A ce jour portant, seules une dizaine d’entreprises françaises en réalisent sur les 1000 grandes compagnies qui l’expérimentent dans le monde.

Les entreprises françaises restent néanmoins "très bien représentées dans les indices de durabilité internationaux".

Béatrice Héraud