Les riverains des champs exposés en permanence aux pesticides

Publié le mardi 01 mars 2016 à 11h02

Des échantillons de poussière collectés dans des maisons situées à proximité de cultures (vignes, vergers, céréales) ont révélé la présence de résidus de pesticides, dont une majorité sont des perturbateurs endocriniens qui provoquent des dérèglements hormonaux.

Générations futures publie ce mardi une nouvelle enquête réalisée à partir d’une vingtaine d'échantillons de poussière et sur 61 pesticides différents. Les maisons étaient à une distance comprise entre 0 et 200 mètres des cultures. Générations futures reconnaît que son enquête "n'a pas la valeur d'une étude scientifique". Le nombre d'échantillons est faible et il n'y a pas de comparatif avec des zones a priori moins exposées. Mais l'association dit vouloir "alerter sur le fait que des personnes sont en permanence exposées à des résidus de pesticides" puisqu'"entre 8 et 30 pesticides ont été détectés dans la poussière par habitation" des échantillons, avec une forte présence de ceux suspectés d'être des perturbateurs endocriniens.

"Ce fait illustre l’urgence qu’il y a à modifier les pratiques agricoles et à faire en sorte qu’on interdise les pulvérisations des pesticides de synthèse à proximité de zones habitées", déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

Faute d'une définition précise des perturbateurs endocriniens, que l'Union européenne était censée produire fin 2013, il n'existe pas de réglementation visant spécifiquement ces substances, alors que les preuves de leur dangerosité s'accumulent.

Concepcion Alvarez