Les forêts africaines menacées par les plantations d’huile de palme selon Greenpeace

Publié le mardi 23 février 2016 à 13h57

Greenpeace France publie aujourd’hui "Menaces sur les forêts africaines". Une publication qui dénonce "la ruée sur les forêts africaines" des planteurs d’huile de palme et d’hévéa.

Des plantations qui menacent le climat et entraînent des conflits avec les communautés touchées, rappelle l’organisation environnementale. Aujourd’hui, "l’Afrique ne représente qu’un petit pourcentage de la production d’huile de palme au niveau mondial mais les investissements s’y multiplient, attirés par des conditions climatiques idéales et surtout par des règlementations peu contraignantes", explique ainsi l’ONG.

Celle-ci cible particulièrement les projets d’expansion des plantations de la Socfin, détenue par le groupe Bolloré (à 38,75%) et l’homme d’affaires Hubert Fabri (à 50,2%). "Certaines concessions jouxtent des écosystèmes uniques comme à Sao Tomé où les plantations de la Socfin s’étendent au sein de la zone tampon d’un Parc Naturel national. Or, contrairement à ses principaux concurrents du secteur de l’huile de palme, la Socfin n’a pas de politique visant à empêcher la déforestation dans ses projets", souligne Cécile Leuba, chargée de campagne pour l’ONG.

Pour Greenpeace France, "Vincent Bolloré doit user de son influence pour que la Socfin s’engage immédiatement sur une politique de plantation zéro déforestation crédible et respectueuse des droits des communautés locales". L’ONG demande également au groupe Bolloré de "rendre publique une politique zéro déforestation couvrant l’ensemble de ses investissements dans le secteur".

L’ONG a assorti sa publication d’une pétition ainsi que d’une action d’affichage sur les Autolib de Paris, détenues par le groupe Bolloré. Interrogé par l'AFP, Bolloré a souligné n'être "qu'un actionnaire du goupe Socfin, contrôlé majoritairement et dirigé par la famille belge Fabri, propriétaire de plantations d'hévéas et de palmiers à huile en Afrique et en Asie (…) Il ne peut donc pas être directement tenu pour responsable des actions ou des décisions prises par Socfin". Mais il assure cependant à l’agence de presse jouer "un rôle de facilitateur et d'intermédiaire dans cette affaire" et être en "relation régulière et directe avec Greenpeace depuis quelques mois".

Béatrice Héraud

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