Le changement climatique est la menace qui pèse le plus sur l’économie mondiale en 2016

Publié le jeudi 14 janvier 2016 à 14h30

Pour la première fois, le changement climatique arrive en tête des risques qui pèsent le plus sur l’économie mondiale, selon la 11e édition de l’enquête du Forum économique mondial (WEF), menée auprès de 750 experts en amont du forum de Davos qui se tiendra du 20 au 23 janvier.  

Un échec dans l’atténuation et l’adaptation au changement climatique est ainsi susceptible d’avoir un impact bien plus important que la prolifération des armes de destruction massive, une crise de l’eau, des migrations massives ou encore un choc sévère sur les prix de l’énergie. Selon le WEF, le large éventail de risques liés au changement climatique – allant de l’environnement à la géopolitique – est sans précédent. "Le changement climatique entraîne des risques en termes de crises de l'eau, de pénuries alimentaires, de croissance économique limitée, de cohésion sociale plus faible et d’insécurité accrue", a déclaré Cecilia Reyes, directrice des risques à Zurich.  

Tous les risques mesurés semblent être en augmentation, avec des températures moyennes mondiales en hausse de plus de 1°C par rapport aux niveaux préindustriels, et un nombre de personnes déplacées de force qui est 50% plus important qu'en 1940, en pleine seconde guerre mondiale. Le risque qui a le plus de chance de se matérialiser en 2016 étant le risque de migrations massives.  

"Des événements tels que la crise des réfugiés et des attaques terroristes en Europe ont placé l'instabilité politique mondiale à son plus haut niveau depuis la guerre froide", a déclaré John Drzik, président de Marsh Global Risk and Specialties, co-auteur de l’étude. "C’est en tenant compte de ce contexte que les entreprises internationales devront prendre leurs décisions stratégiques. La nécessité pour les dirigeants d'entreprises d’examiner les conséquences de ces risques sur l'empreinte, la réputation et la chaîne d'approvisionnement de leur entreprise n'a jamais été plus urgente."

Concepcion Alvarez