La forêt française sous exploitée selon l'Ademe

Publié le vendredi 04 mars 2016 à 11h43

A l’occasion du lancement de la seconde édition de l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) Dynamic Bois, doté de 20 millions d’euros, l’Ademe dévoile, dans une étude, le potentiel des forêts françaises pour développer le bois-matériau et le bois-énergie. "La biomasse est en effet la première source d’énergie renouvelable en France, qui dispose d’une importante surface forestière", explique l’organisme.

Le document, réalisé avec l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) et l’institut technologique FCBA, montre ainsi qu’il est possible d’augmenter les prélèvements en bois de 20 millions de mètres cubes par an supplémentaires d’ici à 2035. Aujourd’hui, le niveau de prélèvement est de 66 millions de mètres cubes.

L'Ademe a étudié deux scénarios. Le premier est inchangé par rapport à aujourd’hui et le second voit les pratiques de gestion des forêts revues à la hausse. Résultat : "dans les deux cas, les prélèvements restent largement inférieurs à l’accroissement biologique annuel de la forêt. Cette sylviculture permet en parallèle de renouveler les peuplements ainsi que d’adapter la forêt et la rendre moins vulnérable au changement climatique."

L’étude confirme également qu’environ 60% de la ressource supplémentaire mobilisable à l’horizon 2035 se trouve chez les propriétaires privés, en particulier chez les propriétaires de moins de 25 hectares, le reste venant des communes forestières.

 

 

 

Concepcion Alvarez

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