Greenpeace veut racheter des centrales à charbon en Allemagne pour les fermer

Publié le mercredi 21 octobre 2015 à 14h02

La branche nordique de Greenpeace va racheter un ensemble de mines de charbon en Allemagne dans le but final de les fermer. Cette décision fait suite à la mise en vente de cinq centrales et cinq mines de lignite par le groupe suédois Vattenfall. Le prix du lot : 1,6 milliard d’euros.  

Les structures Greenpeace de la Suède, du Danemark, de la Norvège et de Finlande n’en sont pas à leur premier coup d’éclat contre l’énergéticien Vattenfall. En 2010 et en 2015 des activistes avaient manifesté devant le siège de la compagnie à Stockholm, appelant ses dirigeants à cesser leur activité d’extraction en Allemagne. A la suite de ces démarches, la société suédoise avait déclaré vouloir se concentrer sur les énergies renouvelables. Mais au lieu de fermer ses usines, Vattenfall les a mis en vente.  

L’objectif de Greenpeace est donc bien de fermer les centrales et les mines de lignite d’ici à 2030. Or 8 000 emplois dépendent de cette activité minière. Pour parer les critiques, l’ONG prévoit de réduire progressivement l’activité des mines, arguant que d’autres emplois seront créés dans le secteur des énergies vertes. Quant au montant de la vente du lot, Greenpeace estime que le prix des mines a largement été surévalué par Vattenfall. L'institut Brainpool, mandaté par l'organisation et prenant en compte la baisse du prix de l'électricité, les ont chiffré à moins de 500 millions d'euros. 

Marie Pecquerie