Energies renouvelables : leur doublement permettrait un gain de croissance de plus d'1 point

Publié le mardi 19 janvier 2016 à 16h08

L’Agence internationale des énergies renouvelables(Irena) a étudié les impacts sur l’économie, la santé et l’emploi d’un doublement de la part de ces énergies dans le mix mondial d’ici 2030.  

Dans le scénario le plus ambitieux, qui inclut un doublement de la part des renouvelables atteignant 36% dans le mix mondial, avec un effort d’électrification dans les secteurs du chauffage et des transports, l’Irena estime que l’on pourrait générer 1,1 point de croissance supplémentaire. Cela correspond à 1 300 milliards de dollars de valeur ajoutée supplémentaire chaque année, soit l’équivalent des PIB cumulés du Chili, de l’Afrique du Sud et de la Suisse.  

Parmi les pays qui profiteraient le plus de ces bénéfices : le Japon, qui affiche l’impact potentiel le plus fort avec une hausse de son PIB de 2,3%. L’Allemagne, l’Australie, le Brésil, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud ou encore le Mexique verraient eux aussi leur PIB augmenter de plus d’1%.  

Outre l’impact économique, ce scénario prévoit la création de 24,4 millions d’emplois dans le secteur des renouvelables en 2030, contre 9,2 millions en 2015. Les effets concernent également la santé avec un accroissement de 3,7 % du niveau de bien-être au niveau mondial.  

Dans l’autre scénario étudié, qui inclut simplement un doublement de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial, les bénéfices sont moindres mais restent importants. +0,6 % de croissance, soit 700 milliards de dollars de PIB supplémentaire ; +2,7 % en termes de bien-être, et 22,9 millions d’emplois dans le secteur.  

"Cette analyse démontre qu'une transition énergétique réussie permettrait non seulement d’atténuer le changement climatique, mais aussi de stimuler l’économie, d’accroître le bien-être humain et de doper l’emploi dans le monde entier", déclare Adnan Z. Amin, directeur général de l’Irena.   

L’Irena anticipe enfin une division par plus de deux des importations mondiales de charbon, et une baisse des importations de pétrole et de gaz, ce qui profiterait aux pays importateurs tels que l’UE, le Japon, l’Inde et la Corée du Sud.

Concepcion Alvarez

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