Dépakine : entre 2150 et 4100 enfants victimes de malformations depuis 1967

Publié le jeudi 20 avril 2017 à 17h51

L’antiépileptique Dépakine et ses dérivés sont responsables de malformations congénitales majeures chez 2150 à 4100 enfants depuis leur commercialisation en 1967, estime l’Agence du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Assurance maladie dans une note publiée jeudi 20 avril.

"Le risque de malformations congénitales majeures, par rapport à la population générale, est globalement 4 fois plus élevé chez les enfants nés d’une femme traitée par valproate (substance active de la Dépakine, NDRL) pour une épilepsie", indique l'ANSM, et "2 fois plus élevés" pour un traitement contre les troubles bipolaires chez les femmes enceintes.  

Les risques de malformations liées à la prise de Dépakine, commercialisée par Sanofi, étaient pourtant connus depuis les années 80. Mais le grand public n’en a été informé que trente ans plus tard.  

Le valproate ne peut plus être prescrit aux femmes enceintes ou en âge de procréer depuis 2015, sauf en cas d’échec aux autres traitements. Plusieurs actions judiciaires sont en cours.

Marina Fabre